INTRODUCTION XLIX
lai offrir en présent une somme considérable; il refusa, et, comme ils insistaient : < Eh bieni dit-il, si vous vous croyez mes obligés, il y a un autre moyen plus digne de vous acquitter envers moi : soignez les blessés et les malades que je suis forcé de laisser ici provisoirement, ainsi que le détachement et les officiers de santé commis à leur garde. >
Au mois d'avril iSlO, quelques jours après le mariage de l'Empereur avec l'archiduchesse Marie-Louise, Macdonald fut nommé gouverneur général de la Catalogne. Cette guerre d'Espagne lui répugnait; l'ennemi était partout et on ne le rencontrait nulle part. La plus grande partie de ses troupes était d'ailleurs en Aragon, à la disposition du général Suchet. La campagne de 1810 fut donc pour lui sans intérêt ni importance; il en aurait été pareillement de la suivante, s'il n'y avait pas eu la surprise de Figuières par les Espagnols et le siège, ou plutôt le blocus qu'il en fallut faire. En écrivant ses Cornmentairesj César ne se doutait certes pas qu'il fournirait un modèle profitable à l'un des lieutenants de Napoléon, et c'est cependant ce qui arriva : < Je me souvins du fameux siège d'Alise, dit Macdonald, et je fis faire des travaux analogues. » La place se rendit enfin; le maréchal en rapporta un douloureux souvenir dont il fut hanté plus d'une fois; ce fut sous les murs de