L INTRODUCTION
Figuières qu'il eut sa première et très violente attaque de goutte; quand il eut obtenu son rappel en France, il ne pouvait encore marcher qu'avec des béquilles.
Sa santé n'était pas rétablie entièrement, lorsqu'au mois d'avril 181â, il fut appelé à faire la campagne de Russie; il en prit son parti allègrement : « J'avais, dit-il, laissé mon fauteuil dans la forteresse de Figuières, je laissai une béquille à Paris et l'autre à Berlin. > Sauf une division française, son corps d'armée, le iO, était composé d'étrangers, du contingent prussien formé de deux divisions d'infanterie avec une brigade de cavalerie légère, et d'une division mixte de trois régiments polonais, d'un régiment bavarois et d'un westphalien; l'étatmajor général était français. Macdonald passa le Niémen avec toute la Grande armée, le 24 juin, puis s'en sépara pour aller occuper, à l'extrême gauche, une position d'observation et d'attente sur les côtes de la Baltique, à l'embouchure de la Dvina. Après avoir pris possession de la tête de pont de Dunabourg, il attendit longtemps et vainement de nouvelles instructions. Il n'en reçut que de Vilna, c'est-à-dire tout à la un de la désastreuse retraite de Moscou, et non plus de l'Empereur, mais de Hurat, qui cherchait à réunir les derniers restes de la Grande armée.
L'ordre était de se replier sur Tilsitt; cette retraite partielle commença le 19 décembre; tout alla bien d'abord; les troupes étaient reposées, bien nourries, chaudement vêtues de pelisses en peau de mouton. Le iO* corps arriva sur le Niémen, faiblement harcelé par