INTRODUCTION LIX
ne cherche un abri, son fusil lui étant inutile. > Puis le même jour, quelques heures plus tard : c J'ai la douleur de vous informer que les pluies ont occasionné une succession de désastres qui me navrent le cœur. La division Puthod n'est plus ; ses restes ont été culbutés ce soir dans les inondations de Lôwenberg, sans qu'il ait été possible d'établir un passage pour les hommes. Je tâcherai de tenir demain la ligne du Bober, mais je ne puis me réunir que derrière la Queiss. Sa Majesté connaît les circonstances; je n'ai pu prévoir ni maîtriser les éléments; ils sont cause de tous nos malheurs, car l'échec essuyé par la cavalerie était peu considérable en proportion de la force de l'armée et eût été très réparable sans un déluge continuel de trois jours et autant de nuits. Il ne m'a pas été possible de connaître encore l'état de nos pertes et le nombre de combattants qui me reste. > En somme, les pertes étaient peu considérables; les fuyards, les traînards, les isolés rejoignaient tous les jours en grand nombre. Quand l'Empereur arriva, le 4 septembre, à Bautzen, avec sa garde et ses réserves, il fut tout surpris de trouver des troupes reposées, réorganisées, ne demandant qu'à être menées à Tennemi. Il donna publiquement à Macdonald les plus grandes marques d'estime et voulut qu'il gardât le commandement général des quatre corps; puis il les mena, selon leurs vœux, à l'ennemi qui n'accepta pas le combat. Après des alternatives de marches et de contremarches pendant le mois de septembre, Macdonald reçut Tordre de se rapprocher de Dresde.