VI INTRODUCTION
donald pouvait-il accepter le premier terme de Talternative, au risque de végéter, pauvre pensionnaire des Provinces-Unies? Il préféra toucher l'indemnité et s'en revenir.
Il n'était plus rien, puisque la légion de Maillebois n'avait jamais eu d'existence officielle en France; il se trouva trop heureux de reprendre, comme si de rien n'était, l'échelle militaire par le premier échelon, non pas même avec une sous-lieutenance, mais comme cadetgentilhomme, c'est-ànlire un peu moins qu'officier; ce fut ainsi qu'il entra au régiment irlandais de Dillon. Au bout de six mois, il fut nommé sous-lieutenant de remplacement, après six autres mois, titulaire. Dès lors il roula de garnison en garnison, toujours attentif au métier; il se trouvait à Calais quand son père mourut, en 1788, à Sancerre. Au mois d'octobre 1791, il fut promu lieutenant, toujours au régiment de Dillon; il venait de se marier. On était en pleine Révolution, et bientôt survint la guerre.
Le général Beurnonville, qui le connaissait et l'appréciait, le fit nommer capitaine et le prit pour aide de camp; mais il ne put le garder que deux mois, parce que Dumouriez, général en chef de l'armée du Nord, voulut l'avoir avec lui au même titre; Beurnonville, dans l'intérêt de son protégé, l'engagea vivement à répondre à l'appel du général en chef. Ce fut un bon conseil, car, en moins de cinq mois, Macdonald devint lieutenant-colonel; c'était le prix de sa belle conduite à la bataille de Jemmapes. Au commencement de l'hiver