LXVIII INTRODUCTION
Refoulé de proche en proche par Técrasante. poussée de reoDemi, Macdonald se trouvait alors à Chàlons. Je ne veux pas le suivre dans ses marches, contremarches et combats à travers la Champagne» sur ia Seine, l'Aube et la Marne; j'en retiendrai seulement quelques faits significatifs. A la fin du mois de février, tandis que l'Empereur arrêtait et faisait reculer Blûcher, il avait donné à Macdonald le commandement général des troupes qu'il laissait derrière lui et mis sous ses ordres, avec le corps dont il était déjà titulaire, ceux du maréchal Oudinot et du général Gérard, soit vingt-cinq mille hommes; la mission qu'il lui confiait était d'observer et de contrarier, autant que possible, les mouvements de la principale armée de la coalition. Arrivé à Troyes bien avant son corps, qui ne pouvait suivre que le lendemain^ Macdonald fit des dispositions de défense : une des divisions de Gérard dans la ville , l'autre en deçà, le corps d'Oudinot en réserve; Gérard avait pour instruction de tenir le plus longtemps possible. L'attaque eut lieu le lendemain 4 mars; Macdonald, qui était dans le faubourg, savait, par un rapport du général Gressot, chef d'état-major d'Oudinot, que les troupes étaient bien dans les positions indiquées, lorsque soudain un officier vint le prévenir que l'ennemi, ayant forcé la ville, arrivait dans le faubourg et qu'il n'y avait pas un moment à perdre; le maréchal n'en voulut d'abord rien croire : € Toutes les troupes sont parties, lui dit l'officier. — Par quel ordre? > Il n'eut que le temps de monter à cheval et de courir, avec son escorte, sur les éclaireurs ennemis.