‹ Souvenirs du Maréchal Macdonald, duc de TarenteChapitre 63 sur 262 · INTRODUCTION LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LXIX

Qaand il eut rejoint la colonne, effectiyeineut en retraite, il apprit du général Gérard que c'était sur Tordre da maréchal Oudinot, et quand, arrivé le soir au bivouac, il demanda une explication à ce maréchal, dont le corps avait dû, selon les dispositions arrêtées, demeurer en réserve, il lui fut répondu que la Jeune garde n'était pas faite pour être en arrière-garde I Ne semblerait-il pas, à cette réponse étrange, qu'on en fût encore aux beaux jours de Wagram? < En ce cas, repartit Macdonald, je n'ai plus d*ordres à vous donner, réclamez-en de l'Empereur. ■

Celui-ci, abandonnant Blûcher, revenait en hÂte sur la grande armée alliée; il appela à lui Oudinot et Macdonald, qui le rejoignirent à Arcis-sur-Aube, au moment même où il faisait marcher ses troupes dans la direction de Vitry-sur-Marne. Il était sur la place d'Arcis, près d'un feu de bivouac, c Quel motif, demanda Macdonald, vous porte à retirer d'ici vos troupes? — L'ennemi, répondit l'Empereur, est en pleine retraite, et je me porte sur ses communications; nous le tenons, il payera cher son audace. — Comment! l'ennemi s'en va? Mais il est en position de l'autre côté de l'Aube; j'ai vu, en arrivant, des forces considérables. — Il ne songe qu'à repasser le Rhin; et, s'il est encore là, c'est pour laisser filer ses nombreux équipages, i Un quart d'heure après, l'ennemi venait à l'attaque; l'Empereur, entêté dans son idée, avait déjà rejoint la colonne en marche sur Vitry, et les deux maréchaux eurent fort à faire pour se maintenir dans Arcis; mais le lendemain matin il en

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