CHAPITRE VI
Maladies remarquables en Espagne, ou servant à faire apprécier raclion du climat.
Outre les maladies des yeux , du nez , la colique 4e Madrid, fréquentes dans l'intérieur de l'Espagne, et la fièvre jaune familière sur ses rivages , dont j'ai déjà parlé, je dois mentionner ici quelques affections morbifiques dignes de fixer l'attention , car elles offrent dans ce pays des particularités importantes à coonailre.
Remarquons d'abord que ce n'est pas à l'action de leur climat que les Espagnols doivent la teinte sombre de leur caractère; ce n'est pas a son influence qu'on doit attribuer la paresse qu'on leur reproche si généralement. L'aspect du beau ciel de l'Espagne est au contraire ce qu'il y a de plus propre a déjLruîré des idee^s Jm et si la paresse est devenue naturelle a ce peuple, c'est qu'il est des causes bien autrement puissantes que la chaleur de l'air pour la développer chez les êtres raisonnables.
L'irritabilité morale des Espagnols aurait pujiypir de graves inconvéniens pour leur santé, si la cause qui la produit leur eût laissé l'activité et la vigilance qu'onjemarque^chez dj|am nations. Mais la nonchalance et l'habitude du sommeil sont venues comme d'heureux correctifs k la suite des abus du pouvoir absolu qui les régit, et en ont modéré les effets. Obligés, comme médecins, de nous occuper quelquefois de la santé des peuples, conseillons a
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ceux qui sont heureux, de veiller pour jouir du bienfait de la vie ; mais lorsqu'au sentiment de l'existence se joint en eux celui d'un malaise inévitable , dépendant de funestes institutions sociales , sachons alors les engager k dormir, en attendant l'occasion d'y remédier : à nos yeux ce doit être, après une joviale résignation , la première vertu des esclaves , puisqu'une telle habitude est ce qui peut le mieux* contribuer à leur conservation.
Il ne faut pas se dissimuler que la chaleur et la lumière ne soient de vifs stimulans pour le corps de l'homme, et que lorsque des alternatives de chaud et de froid se trouvent très rapprochées , elles ne puissent éprouver les constitutions les plus fortes et abréger ainsi la durée de la vie, en nécessitant plus de résistance ou une sorte de lutte continuelle de la part des organes. Or, nulle part peut-être les variations atmosphériques ne sont plus fréquentes et plus marquées qu'en Espagne, où la fraicheurdescend la nuit du haut des montagnes dans les champs que ]e soleil avait remplis d'une chaleur plus ou moins ardente. S'il importe de s'abstenir de stimulans daçs le traitement de la plupart des affections internes, c^cst surtout lorsqu'on a à soigner des hommes aus^inerveux £U?JjB^nUes Espag^ , et malheureusement on leur prodigue tous les jours des remèdes incendiaires, comme par préférence, d'après les dang^f||ix préceptes de Brown , qui font tant de ravages en Espagne.
Dans cette contrée, comme dans tous les pays chauds, il est infiniment important de savoir que la plupart des maladies de l'homme, surtout celles
qu'on appelait autrefois desjièvres essentielles y ne sont que des irritations ou des inflammations des voies digestives. Toutes les fois que la température du corps s'élève, la masse des intestins participe à l'exaltation de vie ou de sensibilité de la peau ; et s'il àe joint à cette disposition l'action d'alimens ou de boissons capables de stimuler, de travaux pénibles, de marches forcées, ou des passions de l'ame, l'intérieur de l'estomac et de l'intestin grêle est susceptible de s'enflammer, et par suite de s'ulcéi*er au point d'amener la mort, après avoir produit des dérangemens analogues dans d^autres organes.
Le gros intestin offre une disposition semblable dans les mêmes^ circonstances , er surtout lorsque la chaleur du jour contraste avec la fraîcheur des nuits.
Ges maladies devinrent d'autant plus communes et d'autant plus intenses parmi les troupes françaises, pendant la campagne de 1 823 , qu'on avançait davantage vers le midi de l'Espagne et dans la saison des chaleurs.
A Madrid, les gastro-entérites ou les fièvres graves, se compliquent plus souvait qu'ailleurs de délire ou de congestion cérébrale , de surdité on d^otite. Les parotides n'y sont pas rares dans les maladies aiguës ; les oreillons seuls, ou alternant chez le même sujet, avec des gonflemens des testes y ont été observés par nous en certain nombre. La vivacité de l'air du plateau des Castilles semble ne pas être étrangère à la production de ces fluxions plus ou moins inflammatoires.
Dans la saison des chaleurs, il se manifeste quel-
quefois en Espagne /: lèû^nie nous Tobservâmes à Madrid en 1824 , un grand nombre d'érysipèles de la face, qui gagnent le sommet de la tête et la nuque d'avant en arrière , descendent quelquefois jusqu'au tronc et jifêqu'à rextremité des membres inférieurs. Les influences atmosphériques , et surtout Faction des vents d'Afrique , peuvent beaucoup contribuer h produire cette irritation inflammatoire des tégumens. Ne sait-on pas que les maladies de la peau, et la lèpre cntr'autres , sont fort communes dans les plaines sablonneuses du continent africain ? Â en juger par la familiarité de certaines expressions, les fièvres avec des taches à la peau seraient plus fréquentes en Espagne que dans beaucoup d'autres contrées. L'exclamation de tabardîUo , labar* dillo pintade , qui signifie cette maladie , employée pour exprimer tout ce qui arrive de fâcheux , annoncerait en même temps la gravité de ce genre d'affection parmi les Espagnols. En Andalousie, où cette locution est le plus usitée, les inflammations gangreneuses de la peau, qu'on nomme charbon, carbanclcy ne sont pas rares non plus. Les habitans savent que cette maladie est bientôt suivie de la mort, si on n'y porte de prompts secours, qui consistent principalement chez eux à extirper la partie gangrenée. Ils l'attribuent à l'usage des alimens épicés, et du piment dans la saison des chaleui*s. Ils ne croient peut*^.tre pas assez que ce funeste exanthème peut provenir des animaux malades; car, sans avoir eu occasion de l'observer, je suis porté à le regai^der c(Hnme \àpmtate maligne y qu'on devrait par conséquent traiter par la cautérisation plus sou-
vent qu'on ne le fait. Il y avait à peine deux mois que j'étais à Pampelune (en septembre 1826), qu'une femme , dans la force de l'âge, mourut vis-a-vis chez moi , en quatre ou cinq jours, d'un bouton, un granito, qui lui était venu à la joue, et qu'un barbier lui extirpa maladroitement.
La variole nous a paru à Madrid plus dangereuse en élé qu en hiver. L'opération de la vaccine est as'iez généralement pratiquée en Espagne. On ne l'emploie pas à prévenir la clavelée ou la variole des moutons, quoique les troupeaux soient une des plus grandes ressources de beaucoup de riches espagnols. (37)
Si la scarlatine est assez rare et peu dangereuse dans ce pays , il y existe une affection qui en diffère peut-être beaucoup moins qu'on ne le croirait d'abord, et qui, par sa gravité, suppléerait d^une manière bien malheureuse à cette maladie du premier âge, en sévissant contre les adultes comme épidémie soavent contagieuse. On voit que c'est du garrotillo que je veux parler, désigné aussi sous le nom d'angine gangreneuse. Cette maladie est fréquente dans la Péninsule, et , par les ouvrages qui rappellent les épidémies qui l'ont affligée h diverses époques , on voit qu'elle y est familière depuis bien des siècles , malgré la pureté et la sécheresse de l'air, et peut-être même pour cette cause.
Ce n'est pas la seule maladie gangreneuse qui donne lieu à cette réflexion; elle est encore plus fondée lorsqu'on l'applique à X^poarriture d'hôpital^ si ordinaire a Madrid et dans beaucoup de provinces d'Espagne (l'Andalousie, la Catalogne, par exemple).
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qu'on peut dire qu'elle y est, sinon endémique , du moins presque inévitable dans les hôpitaux vers la fin de l'été. On croit généralement en France, et dans la plus grande partie de TEurope, que les causes qui donnent lieu à cette dangereuse complication des plaies et ulcères, sont l'encombrement des blessés dans les grands hôpitaux ou dans les lieux comparativement resserrés pour les recevoir, surtout si ces établissemens sont malsains par eux-mêmes , ou situés sur un sol bas , humide ; on accuse également de la produire la mauvaise qualité des alimens, le défaut de soins de propreté, etc. En Espagne , on ne peut toujours supposer de pareilles causes à cette complication. Dans les circonstances les plus favorables, et quelques soins qu'on apporte à leur traitement, les plaies se couvrent de cette espèce de couenne grisâtre avec gonflement de leurs bords , malaise général , surtout dans le mois de septembre. Les plaies les plus simples peuvent alors devenir mortelles, comme nous l'avons vu pour quelques bubons syphilitiques. Cet accident des blessures fut un fléau pendant la longue guerre de la succession , comme il l'a été dans celle que les Espagnols appellent de Vin-^ dépendance contre Napoléon , produite , selon toute apparence, par les influences atmosphériques, comme la maladie dont j'ai parlé précédemment , et avec laquelle on peut lui trouver d'autres analogies : elle a été jugée susceptible de se transmettre, par la plupart des praticiens qui s'en sont occupés.
La maladie vénérienne diffère à Madrid de ce qu'elle est à Paris , et peut-être de ce qu'elle est dans d'autres villes d'Espagne. Les bubons primitifs y
sont ti^ communs. Nous en avons vu un très grand nombre, surtout chez les Suisses, rester stationnaires pendant des mois. Chez ces militaires , la terminaison de ces tumeurs était évidemment plus lente que chez les Espagnols et chez les Français.
Les inflammations de poitrine aiguës et chroniques se voient en grand nombre, et ont une marche rapide dans la capitale des Ëspagnes , comme on le conçoit par sa position élevée et par la vivacité de Tair qu'on y respire. Les poumons y ont une grande disposition à la dégénérescence tuberculeuse qui constitue la phthisie pulmonaire (38). On sent bien que nous n'avons observé dans cette ville aucun exemple de contagion de cette maladie, quoique tout le monde l'y croie capable de se communiquer. Cette opinion, que ce peuple reçoit comme beaucoup d'idées superstitieuses sans les examiner, conduit h brûler les meubles et les hardes.des phthisiques, à crépir et a blanchir les murs des appartemens dans lesquels ils sont morts, usage général dans la capitale ainsi que dans les provinces de l'Espagne.
Il est étonnant de voir des fièvres intermittentes dans une ville dont l'air est si différent de celui des marais, reconnu pour leur cause la plus ordinaire. Elles ne sont point rares à Madrid, surtout dans le mois de juin , à l'apparition des premières chaleurs. Leur fréquence dans un pareil climat, semble prouver d'abord en faveur de ceux qui les regardent comme des inflammations intermittentes de Tintérieur de l'estomac et de l'intestin grêle. Je les ai trouvées en grand nombre l'été à Pampelune, ville entourée de montagnes, et jouissant de l'air le plus
sain d'ailleurs; mais des observations nombreuses recueillies en Espagne et en Morée, me portent à les envisager comme des altérations périodiques de ta calorijUcatiofif ou comme un phénomène de température résultant principalement de Faction de la température atmosphérique et de ses vicissitudes sur celle du corps de Thomme. Pour juger cette opinion, il faut commencer par réfléchir attentivement aux causes qui entretiennent le corps de Thomme à une température de 30 degrés de Réaumur^ dans une atmosphère dont la chaleur est ordinairement beau-^ coup au dessous. Les chimistes modernes avaient, pendant quelques années , éloigné les physiologistes du sentier de la vérité, en comparant la respiration à une combustion, et en disant que les poumons étaient les organes où se forme et se dégage la chaleur animale. La respiration est bien une condition de la formation de la chaleur; mais elle n'en est pas la cause immédiate. La preuve en est que le phthisique, dont les poumons sont en partie détruits ou dégénérés, brûle pendant des mois, quoique la respiration soit chez lui fort imparfaite. Il faut reconnaître que le système nerveux e^t doué de la caloricité ou de la faculté de produire la chaleur, comme de celle de produire le mouvement , et c'est surtout dans le système nerveux cérébral que réside celte propriété conservatrice de la vie, dont la chaleur est insépara* ble. En rapport avec les milieux dans lesquels nous vivons , le système nerveux cérébral devait êlre doué de la propriété de nous préserver de leur action réfrigérante, et devait donner la paeme force de résistance aux organes dans l'intérieur desquels l'air
atmosphérique s'introduit, c'est-à-dire aux poumons. Le frisson des fièvres intermittentes , au lieu d'annoncer l'invasion d'une inflammation intérieure qui serait trop considérable pour se dissiper bientôt après , n'est donc que la suspension momentanée ou l'altération de l'influence nerveuse qui produit la chaleur, surtout dans les poumons, où cette influence est constamment si nécessaire. La chaleur qui succède à cette sensation en est la conséquence, ou est une réaction inhérente a la vie tant qu'elle ne succombe pas. Le retour périodique de ces maladies les rattache bien naturellement aux affections du système nerveux, surtout du système nerveux cérébral, dont les fonctions sont elles-mêmes intermittentes. En Espagne, j'avais déjà remarqué qu'une très grande proportion , pour ne pas dire la presque totalité des accès de fièvre, venaient la nuit , dans la saison où ces maladies sont le plus communes. En Morée, où elles régnèrent en 1 829 , sans qu'on pût les attribuer à l'influence de marais qui n'existaient pas , je fis la même remarque ; et y ayant apporté plus d'attention pendant l'année 1830, sur plusieurs centaines de fièvres intermittentes que j'ai observées depuis le mois de mai inclusivement jusqu'à la fin de septembre, je n'ai vu que deux accès venir, l'un le 9 septembre , une heure après le coucher du soleil , et l'autre le 1 , une heure avant son lever : tous les autresj sans exception^ sont venus le jour, et surtout vers le milieu de la journée ; en sorte que , quoique les malades fussent placés dans un lieu convenable et dans leur lit , l'apparition du soleil , et surtout son élévation sur l'horizon , semblaient être la cause dé-
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terminante de leurs accès de fièvre. L'idée que j'émets me parait beaucoup plus d'accord avec le bon état des forces digestives qu'on remarque chez un grand nombrede fébricitans, auxquels cette disposition favorable fait faire tant d'imprudences ; et avec le succès du spécifique de ces maladies, qui est, sans contredit, un tonique des voies digestives, en même temps qu'un moyen reconnu efficace contre toutes les affections nerveuses périodiques. Quant à l'opinion qui ferait constamment attribuer les fièvres intermittentes à l'influence ou à l'air des marais , il faut y renoncer. Le voisinage ou l'air des marais est, sans contredit, la cause la plus capable de les produire; mais la très grande majorité des fièvres intermittentes se développe par les seules vicissitudes atmosphériques , si fréquentes dans les pays de montagnes du midi de l'Europe, et par l'abus du vin. J'ai trouvé ces maladies en certain nombre en Morée, jusque dans l'Acrocorinthé, forteresse bâtie à trois cents toises au dessus du niveau de la mer et à la vue des deux golfes de Lépan te et d'Athènes , dans un pays où, certes, rien ne peut faire penser aux influences marécageuses.
Cette manière d'envisager les fièvres intermittentes est convenablement développée dans un mémoire que j'ai eu l'honneur de communiquer el de déposer à l'Académie des Sciences de l'Institut, le 30 décembre 1830. Je reviens à ce que je disais du climat de Pampelune.
Il est évident pour moi que, dans cette ville, la dégénérescence tuberculeuse des poumons est beaucoup plus rare qu'à Madrid , tandis que les canaux de l'air (les bronches) y sont souvent pris d'une iur
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ftainmalion qui entraîne la consomption pulmonaire et la mort , sans avoir presque altéré la substance des poumons eux-mêmes.
Les scrophules se voient en Espagne comme au milieu de la Russie, et plus fréquemment encore, quoique Tinsolation soit aussi intense que facile à l'extrémité méridionale de l'Europe, dépourvue d'ar^ bres et d'humidité. Il serait naturel d attribuer cette maladie dans la Péninsule à l'alternative de fraîcheur des nuits et de chaleur des jours. L'insalubrité de quelques habitations, principalement dans les gorges des monlagnes, et la misère du peuple, doivent beaucoup contribuer à la faire naître. La paresse ferait ainsi en Espagne ce que l'industrie produit ailleurs ; car l'accumulation des ouvriers de tout âge dans les ateliers pour certaines fabrications, est, sous ce rapport , un grand auxiliaire des climats froids et humides. La maladie vénérienne invétérée ne doit-elle pas aussi puissamment concourir à faire ainsi dégénérer le système lymphatique, lorsqu'elle entache l'homme dans plusieurs générations successives ?
J'ai vp dans les rues de Madrid deux ou trois mend ians a tteints d'éléphantiasis a une ou a ux d e ux jambes .
L'épilepsie^est fréquente en Espagne. L'hystérie et la danse de Saint-Guy sont communes dans les provincesjesjglus çh^
Les maladies de l'esprit (ou la folie) doivent y être en plus grande proportion qu'ailleurs , à cause de l'action du soleil sur la tête, et du défaut d'occupations agréables sous un gouvernement qui, contra* riant la raison à chaque instant, tient toute la popu-
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hlion dans un état d'irrilation habituelle. L es idées religieuses dominantes doivent donner à la folie des Espagnols un aspect particulier. 11 existe en lEspagne trois établissemens principaux pour les aliénés : un à Tolède, Tautre à Valence, et le troisième a Saragosse. Le climat n'a pas moins contribué, sans doute, au choix de ces lieux que les distances. La maison des fous de Cordoue n'en renfermait presque pas à répoque de notre passage. Je ne me souviens d'y avoir vu d'autre aliéné qu'un médecin français, dont la rencontre en ce lieu pouvait ressembler à une épigi*amme pour ma curiosité.
Indépendamment des épidémies que lui ont values ses relations avec l'Orient , l'Afrique et l'Amérique , et les guerres meurtrières dont elle a été si souvent le théâtre , l'Espagne a été fréquemment ravagée par de semblables fléaux , nés dans son intérieur de la sécheresse , de la famine et des intempéries des saisons. Los anos de seqaedad, de hambre y de tnortandad y c'est-à-dire les années de sécheresse, de disette et de^rande mortalité, sont très uQii^hrfSîUses dans sesj^cmales. M destinée de ce peuple
d'être alternativement en butte aux entreprises ambitieuses des conquérans , aux passions aveugles du pouvoir , et à des calamités que les hommes furent toujours portés à regarder comme des signes du couiTOux céleste! Ne nous étonnons pas que les Espagnols soient naturellement disposés à reconnaitrel'influence immédiated'une puissance suprême, et surtout d'une puissance redoutable : il fut pour eux des temps de gloire , mais presque jamais des temps de bonheur.