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çons , et 692,543 filles; total 1,457,606 enfans; 159,145 de plus que dans l'année 181 5. Le rapport des naissances des garçons est à celui des filles comme loo est à 90 i. Il est mort 4i8,oq./]. individus mâles , et 402,359 individus femelles; en tout 820,383 ; 70, 6o5demoinsquedansrannée 181 5. De ce nombre sont morts avanùVâge de cinq . - ,
ans, iio^l'jZ garçons, faisant plus delà moitié. Parmi les hommes ( la liste des femmes n'ayant pas été donnée), ^ly^'j^'j ont atteint plus de soixante ans , 36,029 , plus de ^' '' ' soixante-dix; i4'9^7? P^"^^ ^^ quatre-vingjls ; 4»io5, plus de quatre-vingt-dix; 1,878, plus de quatre-vingtquinze ; 689, plus de cent; 224, plus de cent cinq ; 124, plus de cent àix; 53 , plus de cent quinze ; 33 , plus de cent vingt ; t i , plus de cent vingt-cinq ; 5 , plus de cent trente ; et i , dans l'éparchie de Pensa , le grand âge de cent trente-cinq à cent quarante ans.
Il faut remarquer qu'à l'exception des dix premières années de l'enfance , la plus grande mortalité a eu lieu depuis l'âge de soixante ans jusqu'à soixante-cinq. A cet âge sont morts 16,248 hommes, par conséquent plus de la vingt-sixième partie du total. Le nombre des naissances a surpassé celui des morts de 637,223. Il y a eu 329,683 mariages, 3,02odemoins quedans Tannée i8i5. {^Extrait du Journal des Débats, du vendredi 19 février
f^^""^ (38) Un ménage est une charrue de plus pour la fa- ]J^ mille ; le seigneur donne aux nouveaux époux, comme à leurs parens , une certaine étendue de terre à travailler pour eux.
I £C (39) Ces inconvéniens des mariages précoces font apprécier la sagesse des opinions émises par quelques législateurs anciens , sur ^^^'^ le plus convenable à l'union
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conjugale. Platon voulait que les hommes se mariassent à trente ans , et les femmes à vingt. Aristote avait fixé l'e'poque du mariage des filles à dix-huit ans, et celui des hommes à trente-sejDt.
, . (4o) La beauté des dents est remarquable chez lesRus-
/ ses ; on^t de suite porté à en chercher la cause. Elle peut êlilFaans la sécheresse de l'air , ou tenir à leurs habitations, à leur régime, en grande partie végétal, à leurs boissons, légèrement acides , à l'abstinence des épiceries et des alimens sucrés , ou à la manière dont ils se coiffent.
« Tout ce qui me fait de la peine , dit madame de Sé- « vigne à sa fille (Paris, samedi 4 avril 1671), en parlant « d'une nouvelle coiffure , c'est que cette mode qui laisse « la tête découverte me fait craindre j^our les dents. » Elle ajouta en lui conseillant de l'adopter : «« Du reste, «< consultez votre paresse et vos dents. » On pourrait juger de l'influence de cette cause, en Russie, en examinant les dents des vieilles filles : je n'ai pas pensé à faire cette remarque.
Ce qui porterait a. croire que la sécheresse de l'air est la principale cause de la conservation des dents , dest que les Arabes du désert , ou les Bédouins , qui se trouvent placés dans des circonstances bien différentes de celles oii sont les Russes , mais qui vivent sous un ciel encoreplus dépourvu d'humidité, son t. également remarquables par la beauté de leurs dents, (ployez Volney, Vojage^en Égjpte et en Sj'rie ; M. de Chateaubrianet , Itinéraire de Paris à Jérusalem , etc.)
(4i) La fable de Prométhée , dont on a pu faire de nos jours une si juste application.
(42) Divers points scientifiques qui ne peuvent être ici
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qu'indiqués recevront plus de développement dans mon ouvrage sur les Coniagiojis.
(43) Ils appellent mettre un malade sous les saints , le placer de manière que sa tête se trouve au-dessous des images, ou, comme on le pratique le plus ordinairement, placer les images au chevet de son lit.
(44) Les femmes seules expriment ainsi leuiM^uleur.
(45) On dira peut-être que ce n'est pas possible , on parlera des lois ; mais moi qui ai connu des personnes qui se sont enrichies à ce trafic, je dois dire que telle est la vérité.
(46) Lorsqu'un homme est fait soldat , sa femme devient libre ; elle peut aller oii elle veut. Il a fallu établir cette règle pour prévenir les abus de la puissance en faveur du libertinage ou de la démoralisation.
(47) Le malheureux Kotzbuë , dans son yimiée mé- 77îorable , parle de paysans du côté de la Sibérie qui avaient laissé leurs maisons s'encombrer tellement de fuvnier qu'ils jugèrent plus facile de les emporter que d'en déblayer l'entrée. La paresse des Russes ne va pas t)rdinaireinent jusque là* mais elle dispose à concevoir dételles assertions.
(48) Une terre seigneuriale est partagée entre le seigneur et les paysans , qui en ont la moitié et quelquefois davantage. Les paysans cultivent tous ensemble la terre du seigneur , et se partagent celle qui leur est assignée^ mais comme toutes les portions de cette dernière moitié ne sont pas également bonnes, ils en changent entre eux tous les ans. Cette règle , juste sous ce rapport, nuit beaucoup à l'agriculture. Leurs chenevières et leurs j ardins leur restent toujours: aussi les engraissent-ils.
(49) La musique de cors qu'on entend dans les gran-
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lies maisons, en Russie , se compose d'un grand nombre d'individus à chacun desquels on donne un instrument > ou une trompe, de grandeur différente, m^ais de même forme , et qui ne peut rendre qu'un son ; toutes les fois que la note correspondante se présente dans le morceau de musique qu'on exécute , c'est au même individu à la faire ; il doit bien exactement compter les mesures pour les rendre à propos , comme ferait une touche animée. De cette réunion de sons isolés résulte un ensemble agréable ; mais en l'écoutant on ne peut toujours s'empêcher de réfléchir sur le pouvoir composant ses plaisirs des peines d'autrui. 11 n'y a qu'un esclave qui puisse se résigner à n'être qu'un sol ou un ut toute sa vie.
(5o) On a des exemples fameux de ces abus du pouvoir. Dans ces derniers temps , on a vu un personnage de Russie , riche de quinze à vingt millions , refuser un million qu'un marchand, son esclave, lui offrait pour obtenir sa liberté. « Garde ton or , lui dit-il ; il est plus glorieux «( pour moi d'avoir un homme tel que toi, qu'un million M de plus. >»
(5j) Dans un village qui appartenait à la maison oli j'étais, et qui n'en était qu'à demi-lieue , un prêtre qui venait d'administrer un paysan malade , n'étant pa$ content de ce qu'on lui avait donné, emporta la porte de la cour en s'en allant ;
Crîmine ah uno
Disce omnes.
(52) Si on savait qu'un seigneur fut resté trois ou quatre ans sans faire ses pâques , il serait réprimandé.
(53) La table des riches est servie avec profusion : mais les productions des cuisiniers serfs portent souvent la
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ta'che de leur péclié originel , ou sont souvent marquées du sceau réprobateur de la négligence.
On tue au commencement de l'hiver la viande dont on peut avoir besoin pendant une grande partie de la durée des froids , qui aident à la conserver. On épargne ainsi la nourriture des bestiaux et des animaux domestiques destinés à la table. Les marchés du Nord sont sans contredit des mieux pourvus de ces denrées de première nécessité , et offrent un coup-d'œil remarquable par les formes et les attitudes que le froid conserve à tant d'animaux morts.
On consomme beaucoup de poisson pendant les carêmes ; il y en a de fumé , de salé , de séché au soleil. L'hiver dispense aussi à leur égard de beaucoup de précautions. Les marchands n'en mangent pas selon leurs moyens; beaucoup renchérissent sur l'abstinence que. prescrit l'Église.
On tire un grand parti des champignons pour la table des riches , on en fait des bouillons excellens.
L'été , la soupe à la glace comjDosée de la boisson ordinaire , dans laquelle on met des concombres coupées par tranches, du persil ou du cerfeuil, du poisson rouge et de l'esturgeon avec de gros morceaux de glace, est un met rafraîchissant très agréable. Le bœuf salé et les viandes fumées se font parfaitement en Russie.;
Les riches ont , outre la boisson ordinaire , susceptible d'une certaine perfection , de la bière et des vins étrangers, principalement de ceux de France. A en croire les noms qu'on leur donne , on boirait beaucoup de vins de Lalilte et de Château-Margaux. Le vin de Champagne est presque de rigueur dans les fêtes ; le vin blanc de Moldavie est souvent le vin d'ordinaire fies vins de Madère
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f t. de Malaga sont en usage au milieu et à la fin du. repas. On tire tout le parti possible de l'eau - de -vie de grains, qu'on aromatise avec des plantes amères , et dont on fait quelquefois des liqueurs.
Comme en Pologne, on se salue en se levant de table.
(54) La nuit des noces , on voit encore de vieux Moscovites, parens de l'époux, se montrer partisans de l'opinion de Haller [prima Venus débet esse cruenta) et en exiger un témoignage , qui devient pour eux un motif de félicitation envers les parens de la inariée. Cette satisfaction leur a été accordée à ma connaissance aux noces de comtes et de princes.
(55) L'usage des fourrures peut influer sur les moeurs des habitans des pays froids.
{S&) La note suivante, extraite du Moniteur, du 5 décembre 1819 , peut servir à prouver ce que j'avance :
« Pétersbourg , le 9 novembre.
« Sa majesté a rendu , il y a quelque temps un ordre ♦» d'après lequel les sous-officiers et soldats des régimens « de la garde, qui ont bien servi pendant vingt-deux H ans, doivent obtenir leur congé. La même fa\>eur est « accordée, au bout de vingt-cinq ans de service, aux M sous-officiers et soldats des autres corjos de l'armée. »
Je me contente de souligner un mot.
i^']^ Les marchands comptent avec l'instrument des Tartares ou des Chinois , appelé schelkj, du verbe Iclii^ taj^ compter.
(58) Quelques mesures prises dans ces derniers tem23S n'infirment pas autant qu'on pourrait le croire ce que je viens d'énoncer comme des vérités générales ; aussi ne craindrai- je pas de rappeler ce qui a été publié à cet égard.
3î8 Koïjis.
Le Moniteur du 5 décembre 1819 contient l'article suivant , sous la date de Pétersbourg , du 9 octobre.
« On mande de Courlande ce qui suit :
tt On s'occupe maintenant à introduire l'émancipa- «1 tion des paysans. Les tribunaux des communes sont M déjà en activité ; ils se composent de l'ancien de la com- « mune et de deux assesseurs de l'état des paysans , aVec « un secrétaire de la commune de l'état des bourgeois. « Les propriétés particulières sont soumises à un autre « tribunal que les biens de la couronne , réunis de ma- « nièré à ce que deux à trois mille âmes forment un dis- « trict. On organise en ce moment les tribunaux de dis- « tritct , formant la seconde instance, et qui tiendront « des séances permanentes ; ils seront composés d'un «capitaine, d'un juge de paix et d'un assesseur de «l'état noble, avec un secrétaire et un assesseur de « l'état des pay saris. L'ukase de S. M. l'empereur, du « 6 juin i8i5, a aussi aboli la servitude des paysans « dans l'Esthonie. Il en est de même dans la Livonie j M oii la discipline domestique est entièrement abolie ; au- V cune punition ne peut y être infligée sans une sentence « de l'autorité judiciaire. La constitution de. ce pays as-^ « sure aux Livoniens l'administration gratuite de la jus- « tice , et les garantit contre tout acte arbitraire. On M compte que dans les dix-huit cents villes de l'empire « russe, il se trouve six millions d'individus de l'état M bourgeois qui jouissent de la liberté. En outre, un ^ nombre considérable de serfs sont entrés dans l'état de H cultivateurs libres , par suite d'arrangen?iens partiçu- ■« liers avec leurs seigneurs. Les lois de l'empire accors< dent rafFrancbi-ssement de la servitude à tous les mili- « taires , et comme leur nombre s'est considérablei:pe"t
NÔTLS. 3 1^9
« augmente par les dernières guerres , il en résulte une •« augmentation prodigieuse dans l'état des individus qui « jouissent de la liberté. Le bonheur public s'affermit « ainsi sur des bases solides dans l'intérieur de l'empire « russe , sous le règne sage et glorieux du magnanime « Alexandre , par l'établissement de la liberté générale u des citoyens. »
Tous ceux qui ont vu ce pays par eux-mêmes s'apercevront sans doute des efforts qu'on fait dans ce rapport pour donner à la Russie l'aspect d'un pays libre; je ne parlerai pas de ces tribunaux qui , au lieu d'être composés de juges égaux, sont formés d'individus des diverses classes qu'ils représentent , et qui , comme on sait , sont subordonnées à la noblesse , en sorte qiie celle-ci doit encore tenir le sceptre ou le glaive dans le temple de Thémis. J'observerai que la Courlande , l'Estlionie et la Livonie sont , aux yeux des Russes , des provinces allemandes et presque étrangères , qui ont leur langage , leurs mœurs et coutumes , et qui sont incomparablement mieux disposées à recevoir la liberté , qu'elles n'ont perdue qu'en passant sous le joug des Russes , que le reste de l'empire. Quant aux dix-huit cents villes russes et à leurs bo.urgeois , dont on a sans doute grossi le nombre en le portant à six millions , on sait à quoi s'en tenir par ce que j'ai dit. Les serfs entrés dans l'état de cultivateurs libres par suite d'arrangemens particuliers avec leurs seigneurs , sont , comme je l'ai déjà dit , des paysans qui au lieu de donner des journées à leurs seigneurs , leur donnent de l'argent, c'est là toute la différence; ces paysans sont absolument comme les autres : ils ont les mêmes idées. Ces arrangemens peuvent changer ou finir chaque année si le maître le veut; cela ne diminue en
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rien son autorité sur eux ; il peut leur demander tel surcroît d'impôt que bon lui semble, et les vendre comme les autres : les paysans savent si bien que leur dépendance n'est pas diminuée dans cette situation qu'ils demeurent toujours également paresseux et pauvres.
Les lois de l'empire accordent , dit-on , l'afFranchissement de la servitude à tous les militaires, mais on les garde : ils quittent un joug pour passer sous un autre qui n'est pas moins pesant ; ils ne peuvent pas les porter tous les deux à la fois.
Ainsi, les améliorations dont on parle se réduisent pour la Russie à....
Voici la réalisation de ces promesses.
Extrait du Moniteur du \/^ février 1820.
« Riga , le 20 janvier.
« La solennité qui fait époque dans l'histoire de la Li* « vonie a été célébrée hier. Les sept paragraphes de l'utt kase concernant la délivrance des paysans , sont les « suivans :
« 1°. L'ordre équestre de laLivonie et d'Oesel renonce « à jamais à tous les droits fondés sur l'esclavage de la u glèbe , sous condition qu'il conservera ses droits sur les u terres, tels qu'ils sont consacrés par les lois anciennes.
u 2°. La couronne accorde également à ses serfs en « Livonie la liberté personnelle. Les villes de la Livonie « accordent la même liberté aux paysans des terres «< qu'elles possèdent.
« 3°. Les possesseurs héréditaires de droits sur les terres u ou sur les serfs , qui n'appartiennent point à l'ordre « équestre , accordent à leurs serfs une égale liberté.
« 4° • Toutefois , la masse entière des serfs ne peut être