‹ Souvenirs du quatre septembre: origine et chute du Second empireChapitre 40 sur 49 · LA CAPITULATION · texte numérisé non relu

LA CAPITULATION

« Protocole»

» Entre les soussignés,

» Le chef de Tétat-major de S. H. le roi Guiliaumey commandant en chef de l'armée allemande, et le général commandant en chef de l'armée française, tous deux munis des pleins pouvoirs de Leurs Majestés le roi Guillaume et l'empereur Napoléon, la convention suivante a été conclue :

9 Article premier.

» L'armée placée sous les ordres du général de Wimpffen se trouvant actuellement cernée par des forces supérieures autour de Sedan, est prisonnière de guerre.

n Art 2.

» Vu la défense valeureuse de cette armée, il est fait exception pour tous les généraux et officiers, ainsi que pour les employés spéciaux ayant rang d'officiers, qui engageront leur parole d'honneur par écrit de ne pas porter les armes contre l'Allemagne, et de n'agir d'aucune autre manière contre ses intérêts jusqu'à la fin de la guerre actuelle. Les officiers et employés qui acceptent ces conditions conserveront leurs armes et les objets qui leur appartiennent personnellement.

)) Art. 3.

» Toutes les autres armes, ainsi que le matériel de l'armée consistant en drapeaux (aigles), canons, chevaux,

caissos de guerre, équipages de Tannée, monitkms, etc., st'TOnt livrés à Sedan à une commission militaire inslitnéf par le commandant en chef, pour être remis immédii* toment au commissaire allemand.

» Art. 4.

i> l^a place do Sedan sera livrée ensuite dans son état actuel, et au plus tard dans la soirée du 3 septembre, à la disposition de Sa Majesté le roi de Prusse.

» Art. 8.

u Les oflieiors qui n'auront pas pris rengagement mentionné & rariicle % ainsi que les troupes désarmées, seront conduits, rangés d*après leurs régiments ou corps, et en ordre militaire. Cette mesure commencera le S septeuibre et sera terminée le 3. Ces détacliements seront conduits sur le terrain bordé par la Meuse, près d'Iges, pour être remis aux commissaires allemands par leurs otliciei^s, qui céderont alors le commandement à leurs sous-otïiciers.

» Les médecins militaires, sans exception, resteront en arrière pour pn^ndre soin des blessés.

« Fait à Fresnois le 2 septembre 1870.

» De Wimpffen. De Moltke.»

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