‹ Souvenirs du Vte de CourpièreChapitre 6 sur 11 · RIE, UNE ANECDOTE · texte numérisé non relu

RIE, UNE ANECDOTE

treize de chaque mois, et de ne jamais monter dans un fiacre dont le numéro ne soit pas un multiple de trois. Il me repartit d'un ton courroucé que je ne croyais à rien, et nous fûmes à peu près brouillés jusqu'au soir, non parce que j'avais critiqué sa ligne de conduite, mais parce que je l'avais blessé dans ses convicticHis.

Mais il attache trop peu d'imix>rtance à

l'opinion d'autrui, et même à autrui, pour

être capable de rancunes longues. J'ai aussi

fort bon caractère, peut-être pour le même

^'otif. Bref, nous n'y pensions plus le

— lendemain, je m'intéressais

' '"' déjà de tout mon

cœur à ce qui allait se passer entre Valvin et mon ami, et je formais des vœux sincères pour la réussite de ce qu'apparemment ils .souhaitaient tous les (Jeux.

M"® Valvin n'avait senti que sa joie, pendant que M. de Cour- ,, p i è r e évinçait 1 a

/ Passelieu ; mais, aussitôt après, elle fut dans les transes : elle attendait avec angoisse l'attaque prévue de mon àmi, et elle ignore comme on se refuse. Ses craintes ne se réalisèrent pas de longtemps : Courpière ne brusque jamais les choses, et elle eut plusieurs semaines à se griser d'amour platonique.

Il lui arriva sur ces entrefaites un petit désagrément, inévitable aux femmes de cette sorte.

L'enthousiaste réceptiwi faite par les salons parisiens à Stépane Nicolaïe\"itch Rébenine et à deux ou trois gloires exotiques piqua tous les gens de lettres de l'Europe : ils se mirent à défiler chez nous. On eut à ce moment-là un auteur dramatique allemand, lequel fut traité chez M"* Riverol-Saligny exactement comme l'avait été Rébenine — • sauf que, cette fois-là. M"* Ral>l>e s'arrangea pour ne pas rater le visiteur. Elle s'était

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