VICTOR HUGO
C'est en 1873 queje fus reçu membre associé du Caveau.
J'avais adressé à notre ami ClairvilJe, qui
plus fine et à la plus spirituelle interprète de la vraie chanson française. ^On la nomma, à Tunanimité, présidente d'honneur du Caveau.
Ce ne fut pas un succès qu'elle obtint, mais un triomphe!...
Hippolyte, quelques années plus tard, suivant mon exemple, rima, à son tour, cette requête :
Comme mon frère, Je voudrais avoir le bonheur D'être, Messieurs, votre confrère; Je serais fier d'un tel honneur,
Comme mon frère.
L'art du bien dire Est encor pour moi tout nouveau ; Mais, comme Anatole, j'aspire A venir apprendre, au Caveau,
L'art du bien dire.
Comme mon frère, Je voudrais faire des chansons, Et j'y parviendrai, je l'espère.
En m'instruisant à vos leçons.
Comme mon frère.
Tous deux ensemble.
Nous serions ravis, enchanlés, Lorsqu'un gai banquet vous rassemble, De pouvoir être à vos côtés,
Tous deux ensemble.
Ilf.V
'ïr
« Il est des nôtres! »
Ces mots iraient droit à mon cœur.
Paissiez-voûs, les uns et les autres, Bientôt vous écrier en chœur :
« II est des nôtres * ! »
Mon aîné reçut le même accueil bienveillant que son cadet, et fut proclamé instantanément membre associé. Encouragé par cet accueil, il témoigna sa gratitude à nos amis par ces couplets :