REMERCIEMENT AU CAVEAU
(kettly) Âir : N^aves-vons pas partagé mes travaux.
Eh! quoi, Messieurs, par vous je suis admis Dans cet aimable et joyeux sanctuaire, Où je ne vois que visages amis.
Où je prends place à côté de mon frère...
Vous exaucez un vœu cher à mon cœur !
J'en remercie et les uns et les autres...
Je suis heureux et fier d'un tel honneur, Car désormais j'aurai donc le bonheur De pouvoir me dire « des vôtres »!
Auprès de vous, chers maîtres du Caveau,
Je suis, hélas! à rimer inhabile ;
Et pour trouver du piquant, du nouveau,
1. C'est au banquet de ce jour : 4 février 1881, qu'Hippolyte Lionnet a été proclamé membre associé du Caveau.
Combien pour moi Ja tâche est difficile !
Aussi, ma foi, tout net et franchement, Je vous dirai, Messieurs, sans patenôtres, Que, ne visant à l'esprit nullement, C'est par le cœur, et bien sincèrement, Que je me sens surtout « des vôtres »!
Puisque par vous je suis encouragé, Dès mon début à manier la Lyre, mes parrains, Charles Vincent, Grange, Apprenez-moi le secret du bien dire ! Pour célébrer Bacchus à l'unisson Avec vous tous, ses gais et francs apôtres, Je viendrai prendre ici mainte leçon...
Puissé-je faire une bonne chanson.
Pour être tout à fait a des vôtres » I
C'est alors qu'Eugène Grange nous fit l'aimable surprise de cette chanson de réception, qui, grâce à ses vers fort spirituels, mais beaucoup trop élogieux,nous valut une amicale ovation, dont nous fûmes profondément touchés :
(chanson de réception) Air : C'est le gros Thomas.
Amis, quelques mots Pour le nouveau membre et son frère :
Rossignols jumeaux, A la voix sympathique et chère,
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