‹ Souvenirs et notes biographiquesChapitre 13 sur 49 · I Cor., xiii · texte numérisé non relu

I Cor., xiii

latine reçoit dans son vocabulaire des mots nouveaux ou donne à d'anciens mots des acceptions nouvelles. Le mot caritas, qui signifiait l'affection pour les parents, pour les amis, pour la patrie, exprimera désormais cette affection supérieure qui s'étend des présents aux absents, des concitoyens à ceux qui sont hors de la cité, des étrangers aux ennemis. Fratemitas, la fraternité, ne s'entendait que du lien qui unit les enfants du même père. Depuis que tous les hommes ont un père commun et qu'ils sont tous frères, fraternitas signifiera la parenté qui les unit en Dieu. D'autres mots naissent pour exprimer tous les rapports de cette parenté spirituelle. Ces hommes qui, devant Dieu le père commun, sont frères, devant Dieu le maître commun, sont compagnons dans le service qu'ils lui doivent, coserviteurs, conservi1 ; devant Dieu possesseur de toutes choses, ils sont compagnons de pauvreté, compauperes ; devant l'Eglise dont aucun membre ne souffre sans que tous les autres membres s'en ressentent, ils sont compagnons de souffrance, compatiuntuf : le mot compassion est chrétien.

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