‹ Souvenirs et notes biographiquesChapitre 18 sur 49 · MARG-AURÈLE ET SAINT LOUIS · texte numérisé non relu

MARG-AURÈLE ET SAINT LOUIS

Si Épictète et Marc-Aurèle ont eu quelque idée confuse de la charité, cette idée, chez Épictète, fut un fruit de sa raison, chez Marc-Aurèle, un penchant de son grand cœur. Le mal d'autrui eût fait ombre dans la perfection à laquelle Épictète aspire ; le bonheur des hommes fut à la fois la spéculation la plus habituelle et la vertu la plus active de Marc- Aurèle. Il fut l'homme dont il a tracé quelque part l'idéal, libre, chaste, Y homme de la communauté-, xoivwvixoç, son mot familier, que la reconnaissance de son siècle aurait dû lui donner pour surnom. Aucun prince païen ne travailla plus pour les autres, avec moins d'apparence d'être surchargé, ni avec plus d'ordre, de constance et d'harmonie,

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