‹ Souvenirs et portraits de jeunesseChapitre 33 sur 46 · QUELLE ROUTE PRENDRE · texte numérisé non relu

QUELLE ROUTE PRENDRE

Deux chemins différents se présentèrent au début de ma vie littéraire: l'un facile, sec, mais aride, Tautre d'apparences plus poétiques et parfumé de l'odeur des plantes d'Outre-Rhin : je me sentais entraîné à la fois dans la contre-danse qu'a fait danser Henry Monnier à la bourgeoisie et dans les rondes de Willis, chantant des lieds allemands. La reproduction presque littérale des conversations de petits bourgeois de province me plaisait autant que les vagues mélancolies des poètes du Nord. Je {)assais des journées à composer de courtes ballades en prose qui me donnaient, à mes propres yeux, une sorte d'inspiration

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