ET LES CARBONARI
On a dit tant de choses, on a écrit tant de volumes sur la Maçonnerie, depuis qu'elle a le privilège d'occuper les hommes , qu'il paroit difficile aujourd'hui de dire et d'écrire du neuf sur ce sujet. Toutefois , il est certaines questions, usées en apparence, sur lesquelles il reste quelque chose de neuf à dire, la vérité, et celleci est de ce nombre. L'origine de la Maçonnerie , qu'on a obscurcie de tant de voiles , est une des choses les plus simples et les plus communes qui se puissent imaginer ; mais on a mieux aimé la chercher dans les mystères d'Eleusis et dans la fable d'Adonhiram que dans un fait de tous les pays et de tous les moments. Le naturel est presque toujours le dernier point dont on s'avise dans les sciences de l'homme.
In instinct propre à l'espèce a fondé la société universelle, mais cet instinct ne s'est pas épuisé dans cette vaste création. L'intérêt général s'est subdivisé en grand nombre d'intérêts particuliers. Des besoins, des prétentions , des droits analogues ont nécessairement rapproché les individus auxquels ils étoient communs. Il n'y a si petite fraction de l'état social qui n'ait reconnu à son tour l'avantage de se fortifier du concours de tous ses membres, soit pour assurer sa conservation,
soit pour parvenir plus sûrement à son dernier degré de perfectionnement et de bien-être. La plupart des peuples ont reconnu ce principe dans l'établissement des castes ; la plupart des polices l'ont consacré dans l'établissement des corporations.
Comme toutes les agrégations possibles d'hommes aspirent à s'attribuer des privilèges qui leur soient propres, il a fallu se défendre dans toutes de l'intrusion et de l'envahissement des intérêts étrangers; il a fallu se circonscrire et s'isoler ; il a fallu inventer des mots de passe , des mots d'ordre et des mystères. Tout cela est très-social ; l'harmonie publique ne peut même se concevoir autrement, car c'est de l'esprit intime de ces associations particulières que se compose l'esprit unanime de la société humaine , qui a aussi ses mots d'ordre et ses mystères , c'est-à-dire ses gouvernements et ses religions. Les petites sociétés sont l'élément de la grande ; elles en sont l'image abrégée , comme chacune des existences que la nature a produites est typiquement en soi un des éléments, une des images abrégées, un des microcosmes du grand monde.
Les sociétés de métiers sont probablement anciennes comme les métiers. On retrouve des I races de leur existence et de leur action dans toutes les histoires.
La Maçonnerie n'est autre chose, dans son origine comme dans ses emblèmes , que l'association des ouvriers maçons ou bâtisseurs , complète en ses trois grades, l'apprenti, le compagnon et le maître.
Comment cette société a entraîné dans son mouvement la plupart des sociétés occultes , c'est une autre question. L'accroissement de la civilisation, l'agrandissement progressif des villes , l'importance des monuments séculaires du moyen âge, dont le plan et les tra-
vaux se léguoient de génération en génération, peuvent fort bien expliquer la suprématie qu'elle obtint sur toutes les autres , et qui a fini par la rendre aussi patente que les institutions avouées. Les grandes et solennelles entreprises de Christophe Wren ont-elles réellement influé sur ses développements ? Sa position de ce temps-là au milieu des troubles régénérateurs de l'Angleterre a-t-elle déterminé sa première extension politique , et attiré dans son tourbillon , comme autant de satellites d'une planète puissante, des agrégations inférieures en nombre , en richesse et en capacités ? Cela est possible et même vraisemblable ; mais , dans tous les cas , ce ne seroit pas là une origine , ce ne seroit qu'une époque. L'origine réelle de la Maronncric, c'est le Compag non âge.
Ce n'est qu'à dater du dix-septième siècle et des guerres de la Fronde, que la politique devint une science populaire. Elle avoit été subordonnée jusque-là au système religieux, que la réforme venoit de détruire ou au moins d'ébranler d'une manière irréparable.
Ce n'est que vers le milieu du dix-huitième siècle que cette science passa dans toutes les perceptions de l'homme , et qu'elle choisit pour sanctuaire les sociétés occultes , parce qu'elle ne pouvoit encore marcher à découvert dans la société publique. Dès ce moment, les intérêts de celle-ci et ceux de ses fractions se scindèrent. Tout s'agitoit dans un tout qui persistoit à rester immobile , et tout tomba.
Quoique tous les individus ne fussent pas également préparés à ce progrès ou à cet accident dans les sociétés secrètes, ils furent tous emportés également dans le courant des révolutions qui renouveloient le monde. Il ne falloit pour cela que subdiviser les sociétés d'inva-
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sion, en laissant à l'arrière-garde les esprits méticuleux ou stationnaires , et il n'y avoit rien de plus facile en multipliant les grades. Cette innovation ne choquoit personne , parce qu'elle marquoit dans l'ordre une augmentation d'importance qui flattoit tous les orgueils et qui tentoit toutes les ambitions. Cependant il est vrai de dire qu'à partir du jour où le grade de maître fut dépassé , le Comparpionage maçonnique n'exista plus. Il ne resta que des faiseurs et des masses.
Il faut convenir encore que cette action se ressentoit peu des intentions du moteur inconnu qui l'avoit communiquée. Jusqu'au grade de rose-croix , emprunté à de mauvais charlatans des siècles précédents, et dont le thème mystique paroît au moins assez significatif , ces gracies n'étoient le plus souvent que des fictions de vanité dont le premier objet, fort étranger au principe essentiel d'égalité sur lequel reposoit l'ordre , sembloit être de fonder dans les Orients une aristocratie de mœurs et d'intelligences. L'artisan s'en effaça de plus en plus, et l'institution tomba en proie à quelques gentillâtres aigris des rebuts de la cour, et à quelques avocats turbulents , au-dessus desquels s'élevoient de loin en loin un petit nombre de capacités supérieures qui avoient compris qu'une société secrète est le plus sûr de tous les leviers pour remuer l'autre.
Comme ce n'est pas l'histoire de la Maçonnerie que je fais ici , je ne chercherai point à expliquer ses alliances avec VlUuminisme , et sa tendance toujours croissante à entrer d'une pièce dans une nouvelle organisation politique. Je n'aurai pas besoin de dire pourquoi elle s'éteignit dans la révolution , dès le commencement de la République ; la raison en saule aux yeux. La révolution l'avoit complètement débordée , parce
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que les révolutions vont toujours beaucoup plus loin que la prévision indiscrète et présomptueuse de ceux qui les font. Je n'aurai pas besoin de dire pourquoi elle reparut quand la révolution eut reculé sous la main puissante de Bonaparte. La liberté proscrite essayoit de se réfugier quelque part, et elle revenoit à son premier gîte , mais il ne lui appartenait plus : elle y trouva la belette.
Bonaparte connoissoit trop bien le pouvoir des sociétés secrètes pour abandonner la Maçonnerie à son propre mouvement. Il jeta ses adeptes personnels à la tête de l'ordre , et cette fois il n'y eut plus moyen de se soustraire de degrés en degrés à l'invasion de sa police. Elle se saisit de cet artifice elle-même pour faire rétrograder l'esprit maçonnique , en feignant de le pousser à travers des ampliations postiches. Tout au plus elle daigna livrer ça et là quelques idées généreuses aux esprits les plus actifs , comme une folle pâture, et fournit avec adresse ces aliments sans substance aux âmes impatientes pour les dédommager de la perte de la liberté. On alla jusqu'à ménager à de certains caractères, que n'auroient pas contentés les émotions communes , des impressions violentes qui rappeloient quelque chose de la véhémence des passions révolutionnaires; tel fut l'objet de l'institution des Templiers 9 dont le principe vital étoit la haine de la papauté et de la vieille race royale dépossédée par la révolution. Il y avoit là tout ce qu'il falloit pour occuper, en jeux de théâtre , l'activité remuante des patriotes d'action , sans danger pour le pouvoir colossal qui s'élevoit sur les débris de la République, et c'est à ces fictions niaisement hostiles que se réduisirent les dernières splendeurs de la Maçonnerie et de YEcossisnie, Le reste ne pré-
sente guère qu'une farce sérieuse , jouée par d'honnêtes oisifs entre des châssis de bateleurs, et dont la représentation , bonne pour amuser les loisirs d'une vieille femme , n'a jamais ému le sommeil d'un tyran.
Les amis obstinés de la liberté plaçoient ailleurs leurs espérances ; seulement , ils avoient procédé dans le sens inverse de la Maçonnerie, en descendant du grade complet, quicontenoit leur pensée dans toute son intensité , à des grades subordonnés qui reprenoient sa place relative , puis disparoissoient à leur tour derrière un grade inférieur qui se croyoit toujours le premier, jusqu'au moment où une masse immense se trouvoit embrassée de toutes parts. C'étoit chose aisée que de rattacher à ce système ainsi conçu les adelpkies d'écoliers et les compagnonages d'artisans ; mais, au lieu de les appeler à soi pour les absorber, on se f ai soit appeler par eux-mêmes, et on les forçoit à créer en quelque sorte la progression ascensionnelle dans laquelle on les amenoil, comme si on y étoit amené. C'est ainsi que les sociétés inférieures , si peu redoutées du pouvoir, avoient fini par contenir à leur insu tout ce qu'il y avoit d'essentiel dans l'organisation générale ; et si cette combinaison , qui déjouoit toutes les prévoyances du despotisme, n'étoitpas exempte d'hypocrisie, il faut convenir au moins qu'elle ne manquoit pas d'esprit. Je l'ai expliquée sans scrupule, parce que je suis bien convaincu qu'en matière de conspiration , le même mode général ne réussit jamais deux fois.
La Maçonnerie promettoit peu de conquêtes aux ennemis du despotisme , et j'en ai dit les motifs : niais il existoit en France un compagnonage bien moins connu , dont l'envahissement olfroit tous les avantages désirables, celui des -bons cousins charbonniers.
Plus ancien probablement que celui des maçons , car il comprend dans sa nomenclature technique des archaïsmes de notre langue , dont il ne reste presque pas d'autres monuments, il conservoii au premier degré toute la naïveté de son institution primitive. Le bon coushi charbonnier de ce grade étoit en effet le plus souvent un charbonnier ou un bûcheron, ordinairement nomade , selon les mœurs de cette profession , et pour qui la combinaison et les devoirs de l'institut n'étoient pas un simple divertissement d'imagination , mais bien une nécessité d'existence. A côté, se développoient des agrégations urbaines, presque toutes formées dans la classe inappréciable des artisans industrieux et honnêtes, qu'une éducation saine et appropriée à leur état rendoit susceptibles de participer vivement à un certain ordre de jouissances morales. Ceux-ci , acquis graduellement par la société, n'en avoient altéré ni le principe, ni les cérémonies , et , comme aux premiers temps de sa fondation , les ventes solennelles se tenoient encore dans les bois. Il s'étoit bien mêlé à ces éléments un peu de cet amalgame inévitable qui a fini par corrompre la Maçonnerie, c'est-à-dire des lettrés, des légistes, des médecins; mais ils n'y concouroient qu'à litre de superfétation, et la faconde vide, le jargon sentimental, le lycophronlisme philanthropique de l'université; de l'académie, du barreau, avoient peu de prise sur des âmes ingénues, éclairées de doctrines pures, el fidèles avant tout à des pratiques héréditaires consacrées par l'usage des ancêtres. Les dogmes du Carbonarisme étoient simples et frappants, les mœurs grave., e exemplaires, ies rits empreints d'une majesté naturelle que les imitateurs n'ont jamais pu qu'imparfaitemen contrefaire. Il n'y avoit point chi'z les charbonniers
de ce faste de charité qui se réduit communément à de brillantes apparences, mais un véritable esprit de compagnonagc bien plus sincère et bien plus effectif, parce qu'il étoit animé d'une conscience et d'un besoin de réciprocité bien plus intelligible à tous , et qui entretenoit avec une exactitude parfaite de généreuses svmpathies entre tous les membres de l'ordre. Le titre même de cousins , moins emphatique et moins obligatoire que celui de frères , donne la mesure de cette affinité loyale et modeste qui ne promettait pas tant , mais qui assuroit davantage. Le maçon a quelquefois proscrit le maçon. Jamais l'assistance du charbonnier n'a manqué au charbonnier, sans acception de parti, et quand nous avions atteint la forêt, on savoit bien qu'on ne nous y retrouveroit pas. Le Carbonarisme, comme toutes les bonnes sociétés, s'appuyoit sur un principe religieux placé hors de toute discussion, et qui n'a peut-être pas en mille ans excité une controverse , croyance pour les uns , emblème pour les autres , également respecté de tous. C'étoit une piété tolérante , un christianisme libre , cette foi large et cependant docile qu'on appelle , sans savoir pourquoi, la foi du charbonnier. Il en étoit de même pour les mœurs, pour les devoirs, pour les bienséances sociales, où l'indulgence , compassionnable à toutes les erreurs , se révoltoit contre tous les excès , mais avec des formes de répression qui soumettaient irrésistiblement le cœur. L'orgueil des décorations et des titres , cette plaie qui dévore les sociétés secrètes comme la société entière, ne pouvoit avoir d'accès parmi les charbonniers, où toute autorité est essentiellement transitoire et passe à perpétuité de main en main , par une suite d'abdications spontanées: gouvernement sublime, selon moi, qui
réunit toute la vigueur du pouvoir absolu à toutes les libertés de la démocratie la plus- complète ; qui exclut toutes les ambitions illégitimes en encourageant toutes les nobles émulations ; qui impose l'obéissance de tous par la certitude unanime de l'imposer à tous à son tour ; qui n'a aucun des inconvénients de l'élection populaire, le dernier titulaire étant toujours électeur; aucun des inconvénients de la réélection prolongée , le chef amovible ne pouvant se réélire lui-même ; et qui, si admirable qu'il soit , n'a jamais eu de type chez aucun peuple.
En vérité, si j'avois porté quelque prétention dans ma vie, je n'aurois pas beaucoup à me louer de ses chances. Aucun des événements dont j'ai été l'acteur ou le témoin n'a varié mon existence d'un épisode favorable; ma destinée m'a jeté à califourchon sur une tangente du globe qui me ramène nécessairement aux antipodes de toutes ses révolutions ; mais je lui sais gré d'avoir caché quelque temps ma triste jeunesse dans les ventes des charbonniers ; — et c'est pourtant dans cet ordre innocent et paisible qu'un amour effréné de la liberté nous lit essayer de répandre, sous le règne de Napoléon , des semences de troubles , si fertiles en malheurs !
Je dois interrompre ici le fil de mes souvenirs, plutôt que de le rattacher à des conjectures hasardées et délicates. Si je ne me trompe toutefois , il y avoit Irop de droite raison , trop d'amour de l'ordre et de la paix , trop de simplicité de conduite chez nos charbonniers de cette époque, pour qu'ils aient dû prêter, en France, une coopération bien active aux entreprises des partis. En Italie, ce fut autre chose; mais l<1 récit de leur organisation de 1809, sous l'habile;
direction de Chasleler , et de leur alliance avec les sociétés passionnées et magnanimes des étudiants d'Allemagne, demande une autre plume que la mienne, et le temps de l'écrire n'est d'ailleurs pas venu. S'il n'est point de spectacle plus noble et plus touchant que le mouvement d'une population généreuse qui se soulève contre la tyrannie intérieure ou contre l'invasion étrangère, il y a dans la mise en scène de ce grand drame politique des ressorts dont son succès peut dépendre une autre fois, et qu'il seroit dangereux de ravir à l'adresse du machiniste et au talent de l'acteur. Pvoximus ardet Ucafegon. L'histoire des peuples n'est pas finie.
Ces notions mêmes, toutes vagues qu'elles sont, n'auroient pu paroître il y a quelques années ; aujourd'hui elles seront loin de satisfaire la curiosité de tous les lecteurs. C'est une des conditions infaillibles de la matière que je traite , et je ne pensois d'ailleurs qu'à en tirer une induction qui peut être livrée avec quelque utilité aux gouvernements de bonne foi, qu'on nous promet depuis si long-temps , et qu'on nous donnera peut-être. Le Compag nouage, abandonné à lui-même, à la spontanéité de son admirable institution et de ses excellents instincts, sera toujours, dans tout ordre établi , un des meilleurs auxiliaires de l'ordre, et j'étends cette proposition à toutes les associations publiques ou secrètes qui dérivent du Compagnonage , ou qui en ont emprunté leur forme. Il est naturellement soucieux et remuant, mais il est indispensablement intelligent et moral. Les hommes ne se réunissent jamais que sous l'empire d'une idée d'harmonie; et toutes les fois que vous découvrirez dans le conciliabule le plus suspect un cérémonial convenu , vous pou-
vez être certain d'y trouver un profond sentiment d'ordre. Pascal a dit que les voleurs mêmes avoient des lois : Pascal s'est trompé comme se trompent les philosophes qui ne jugent les choses que par spéculation. Les méchants n'ont point de lois; ils n'ont point de société ; ils ont des intérêts mobiles , passagers , fugaces , dénués de sympathie et de simultanéité , à peine garantis par des mots ou des signes de convention , et devant lesquels ils reculeroient s'ils étoient convoqués, assemblés, assis, éclairés par des lampes distribuées avec symétrie , distingués par des costumes , instruits par des emblèmes, et présidés par un chef. Partout où il y a collection d'hommes , s'il y a en même temps un principe fondamental d'association, la majorité finira par devenir bonne; et si elle ne le devenoit pas, l'association périroit toute seule, sans que la force s'en mêlât. Si un grand nombre de conjurés se sont longtemps entendus pour un crime, soyez surs que ce crime offroit au moins l'apparence d'une vertu, et qu'il n'y avoit dans leur obstination que cette erreur de jugement qui n'implique pas la perversité de l'àme, puisque vos tribunaux et. vos sénals n'en sont pas exempts. Soyez sûrs encore qu'ils ne se seroient pas perpétués, car les institutions placées hors de la morale ne se perpétuent pas plus que les monstres.
Les sociétés secrètes sont indestructibles de leur nature; elles sont menaçantes pour le despotisme lui seul; elles sont inquiétantes pour les pouvoirs temporaires qui ne cèdent qu'avec timeur et pusillanimité les libertés légitimes. Sous les pouvoirs loyaux et bien pondérés, elles offrent un appui aussi essentiel à l'ordre moral que les administrations provinciales à l'ordre politique. Ce sont des pièces de l'économie universelle
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jetées dans le même moule. Je n'en excepte certainement pas la Maçonnerie,, qui est très-bonne , trèsrespectable , très-innuisible en tout point , et qui peut occuper fort convenablement les veillées d'un honnête citoyen quand les soirées deviennent longues , et surtout quand il pleut.