‹ Souvenirs et portraitsChapitre 29 sur 43 · Pages 489, 490, 491, etc., de Touvrage de M. de Laborde · texte numérisé non relu

Pages 489, 490, 491, etc., de Touvrage de M. de Laborde

ces, pas de foi. 11 faut des maîtres, de grands maîtres : c'est par eux que l'amour et le sentiment du beau pénètrent dans les cœurs, que la gloire d'une époque d'art se témoigne, qu'elle s'inscrit dans l'histoire. A eux de montrer la roule, de l'éclairer de leur génie, d'encourager les faibles, de leur donner la foi ; à eux enfin de diriger la foule, que la grandeur véritable entraîne et subjugue toujours. Quand Périclès voulait charmer et instruire les Athéniens, il demandait une statue à Phidias ; c'est ainsi qu'il rendait l'art « accessible à l'intelligence de tous. » et M. de Laborde, qui est un grand esprit, ferait comme Périclès. Voyons les choses comme elles sont, et le monde comme Dieu nous le prête. Les grands exemples, les grands enseignements viennent de hautj parce qu'ils viennent de Dieu. « L'art est entré de nos jours partout, mais ce n'est plus l'art inspiré d'en haut, c'est un petit art qui passe par une fausse porte, j> dit ailleurs M. de Laborde ^ Eh bien! unissons nos efforts, et ouvrons de nouveau la vraie porte au grand art.

Loin de nous la pensée qu'un industriel ne puisse devenir un grand artiste. « Ghiberti, » dit M. de Laborde 2, « était un bronzier, Benvenuto Gellini un orfèvre, Bernard Palissy un potier. » Il ne s'ensuit pas cependant que tous les bronziers eussent pu être des Ghiberti, tous les orfèvres des Benvenuto, tous les potiers des Bernard Palissy, et nous ne croyons pts qu'on

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