Tenue par M. Baptiste
3. Cette classe, dont l'enseignement est tout spécial, a réuni depuis 1859 plu3 de quatre cents élèves.
Toulouse, de Marseille, de Lille, de Melz, s'associent avec zèle aux travaux de celui de Paris.
Nous soumettons à l'appréciation attentive et éclairée de M. le ministre de l'instruction publique et des cultes l'introduction réglementaire des études de l'art du dessin et du chant choral dans les établissements confiés à sa haute direction. Espérons que cette initiation figurera un jour, pour nous servir des heureuses expressions de M. le ministre, parmi « les forces qu'il faut désormais consacrer à la bonne pratique de notre enseignement national »
Nous saisissons avec empressement l'occasion qui nous est offerte (et nous en remercions M. de Laborde et MM. les ministres qui ont bien voulu consulter l'Académie) d'émettre nos vœux, de faire connaître nos désirs pour la plus grande prospérité de l'art en France, pour le meilleur enseignement. Déjà nous avions demandé à M. le ministre d'État de fortifier encore les études de l'École impériale des beaux-arts, en donnant à ce bel et utile établissement le moyen d'agrandir et de compléter la galerie des plâtres moulés sur l'antique, et de la rendre égale à celle de Berlin, par exemple; de créer, pour les expositions annuelles des concours et des travaux envoyés de l'Académie de France à Rome, des salles dont TÉcole est totalement dépourvue, et que l'Ecole sollicitait aussi de la bienveillance du ministre. Nous avons appris avec une vive reconnaissance
1. Allocution de M. le ministre de l'instruction publique et des cultes, prononcée lors de l'installation de l'École normale supérieure, le samedi 3 novembre 1857.
que cet agrandissement est dans les vues du gouvernement de l'empereur, que M. le ministre d'État a fait l'acquisition des terrains qui doivent donner aux bâtiments de l'École l'extension nécessaire, que déjà les travaux sont commencés ^
D'autres études, restées jusqu'à ce jour étrangères aux Iravaux des élèves, pourraient peut-être ajouter de nouvelles forces à l'enseignement. Les élèves, appelés à traiter des sujets tirés de l'Écriture sainle, des poètes de l'antiquité, n'ont pas toujours pu recevoir, dans une première éducation souvent négligée, les connaissances nécessaires. Ne serait-ce pas combler une lacune fâcheuse, répondre à un des besoins de notre temps, que de créer pour ces jeunes gens une sorte de chaire de littérature, c'est-à-dire une classe^ une conférence, dans laquelle le professeur ferait des lectures des livres sacrés, d'Homère, de Virgile, lirait des fragments de nos poètes, de nos écrivains, dirait aux jeunes artistes comment les maîtres ont su traiter, avec des génies différents, les grandes scènes que les poètes et les historiens ont livrées à leurs inspirations, et leur ferait admirer ainsi l'intarissable richesse de l'art et la merveilleuse fécondité du génie de l'homme ?
Là ne se bornent pas les vœux que nous présentons à la haute appréciation de M. le ministre d'État; nous demanderons l'établissement d'une École de gravure en taille-douce pour conserver la pratique de ce bel