TEXTE ALLEMAND TRADUCTION
in dasverzweifelte Weh- créature vivante, ainsi ren gegen den. menacée, ne se change-
. t*ii pas en une résistance
désespérée contre la . . .
L’Esprit s’abstint de compléter la pensée. Je suppose que le mot qui était resté dans le crayon de l’invisible était Tod , c’est-à-dire « mort ».
C'est d’ailleurs une chose très caractéristique dans les écrits médianimiques, que les Esprits n’aiment pas prononcer, ou plutôt écrire le terme qui exprime « cessation de vie », probablement parce qu’ils ne savent que trop bien qu’il est impropre.
« Man sehe die unglaubliche Angst eines Menschen in Lebensgefahr, die schnelle und so ernsliche Teilnahme jedes Zeugen desselben und den grcnzenlosen Jubel nach der Rettung, dann das starre Entsetzen bei Vernehmung eines To-
« Qu’on regarde Lincroyable angoisse d’un humain en danger de vie, la part spontanée et sérieuse de tout témoin de ce danger et la joie effrénée après son sauvetage ; puis la terreur indicible en apprenant un arrêt de mort (i).
(1) Ici, le sens du terme étant autre, la gradation réthorique moins solennelle, l'Esprit n’hésita pas à écrire « mort ».
desurtheiles — da sollte manglauben,dass es sich um Anderes handelt, als blosz um einige Jahre weniger einer meist leeren, durch Plagen, jeder Art, verbitterten und stets ungewissen Existenz; vielmehr müsste man denken,das Wunder was daran gelegen sei, ob einer etlige Jahre früher dahin gelangt, \vo er, nach einer ephemeren Existenz, Billionen jahre zu sein hat :
Ewigkeit , Ewigkeit , Ewigkeit.
vraiment Ton pourrait croire qu’il s’agit de tout autre chose que de quelques années en moins d’une existence, le plus souvent vide, gâtée par des tourments de toutes sortes et toujours incertaine ; l’on pourrait plutôt penser qu’il est d’une immense importance que quelqu’un arrive quelques années plus tôt là où, après une existence éphémère, il doit rester des billions d’années :
éternité, éternité, éternité.
Comme on a pu le constater dans cette nouvelle dictée médianimique, non signée , 1 identité de Schopenhauer s’affirma de plus en plus ; et, chose bizarre, non tant comme le Schopenhauer extra-terrestre qui s’était d’abord révélé à mon amie en même temps qu’à moi, mais comme le philosophe tel qu on peut le suivre dans ses œuvres. Et ce fait est si réel, qu’à mon tour je me laissai envahir par le doute.
Évidemment, comme je l’ai dit ailleurs, mon amie,
une femme d’un esprit distingué, était incapable de cherchera me mystifier en jouant une comédie indigne d'elle, mais ne pouvait-elle, pour une fois, donner raison aux scientifiques par un effet rétrospectif de sa mémoire subliminale? Dans les phrases comme « la volonté à la vie n’est point une hypothèse, mais, etc. », et puis « qu’on regarde l’incroyable angoisse d’un humain } etc. », il me semblait y reconnaître à tel point le style du philosophe, que je pris la peine de refeuilleter ses œuvres. J’y ai trouvé le sens des mêmes théories, atteinte trace dît même texte . Donc, ni tricherie, ni répétition inconsciente et automatique de passages, lus précédemment, mais développement de la même thèse, par un style semblable, au moyen d’arguments et d’expressions nouvelles ; par conséquent, identité d’esprit !
La suite va prouver davantage la vérité de cette affirmation.
Quelques semaines après l'arrivée de la lettre de Naples, mentionnée plus haut, je reçus une nouvelle missive de Mme de S... M..., datée du même endroit. Elle m'y apprit ce que je reproduis ci-contre ; le voici :
« J’étais assise, écrivit-elle, devant une petite table, tenant un crayon et du papier prêts pour dessiner le plan d’une villa à construire, et réfléchissant ainsi sur différents projets déjà conçus, quand subitement ma main se trouva accaparée par une force invisible et le dialogue suivant se traça à mon insu entre une entité innommée et un médium imaginaire. Voici ce dialogue :
DIALOGUE MEDIANIMIQUE
L’invisible. —Pourquoi ne m’appelles-tu pas(i)?
Le MÉDIUM. — Qui dois-je appeler ?
L’invisible. — Celui dont les instructions furent le sujet de la discussion d’hier, discussion qui fut la cause du désarroi survenu à ton âme. Ma volonté s oppose à ce que de tels faits se reproduisent (2).
TEXTE ALLEMAND
Das Medium. — « Nach IhrenLehrenist derWille der Herr und daslntellect der Diener, also ein Se-
cundæres,vondem\Villen hervor gebracht, fiir den Dients seiner Zwecke, dennoch hebt der Intellect oft im Leben den Willen auf? »
Antwort. —«EinWanderer verfolgt mit der
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Le Médium. — D’après vos enseignements, la volonté est la maîtresse, l’intellect, le serviteur; par conséquent, celui-ci secondaire et engendré par la volonté au service de ses intentions ; cependant, bien souvent, dans la vie, l’intellect l’emporte sur la volonté.
Réponse. — Un voyageur poursuit un chemin,
(1) Le style étant sans importance, je m’abstiens de reproduire le texte allemand.
(2) La discussion, d’après mon amie, avait, en effet, eu lieu, mais elle n'avait pas répondu à l’entité invisible, étant de suite tombée en traoce.
TEXTE ALLEMAND Latern inderHand einen Weg ; plœtzlich sicht er sich an einem Abgrund stehen und rehrt um.
Der Wanderer ist der Wille, die Laterne das Intellect. Beim Lichte dieser sicht der Wille, dass er auf einem Irrwege sich befindet und er wendet sich, rehrt um. »
Das Medium. — « Die von Ihnen behauptete Unverænderlichkeit des Willens scheint mir mit dessen Verneinung zu streiten. Wenn der Wille verneinen rann, ist er nicht unverænderlich und umgekehrt. »
Antwort. — « Der Wille an sich ist unver-
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sa main munie d'une lanterne (i); subitement, il se voit au bord d’un abîme et il retourne en arrière.
Le voyageur, c’est la volonté ; la lanterne, l’intellect. A la clarté de celle-ci, la volonté voit qu’elle s’égare et elle recule.
Le Médium. — Votre prétendue immutabilité de la volonté me paraît en contradiction avec sa négation. Si la volonté possède un pouvoir négatif, elle n’est pas immuable et vice-versa.
Réponse. — La volonté en elle-même est
(1) Bizarre coïncidence et preuve nouvelle d’identité ! Schopenhauer, dans ses œuvres, s’est également servi du terme « lanterne » dans une comparaison.
TEXTE ALLEMAND ænderlich : er muss ewig wollen ; nur von der Erscheinung des Willens, dem empirischen Charakter gilt die Unverænderlichkeit.
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immuable ; elle est éternellement obligée de vouloir ; rimmutabilité ne se rapporte qu’à la manifestation de la volonté, à son caractère empirique.
ce Ce dialogue, dont les deux parties vinrent de l’invisible », continua mon amie dans sa lettre, « ce dialogue fut subitement interrompu par l’arrivée inopinée de ma belle-sœur dans ma chambre et qui en me voyant en trance, écrire les yeux clos, jeta un grand cri et mit fin au phénomène ; depuis, quoique j’aie cherché à rappeler l’auteur mystérieux des dissertations médianimiques sur le principe de la volonté dans l’être humain, je n’obtins plus de réponse. ». . .
Hélas ! 1 invisible n’avait-il pas dit qu’il ne fallait pas que le cristal pur de la pensée fut troublé, qu’une brisure soudaine serait fatale ?
Les expériences faites avec Mme de S... M...
terminent cette série de mes communications,obtenues par évocation, que j’ai tenu à publier, comme autant de preuves non seulement d’identités, mais d’opinions d’outre-tombe militant en faveur du déisme et du christianisme, ainsi que le récit des phénomènes qui témoignent tout du moins d’un pouvoir occulte, hyperphysique, reconnu dans les temps les plus anciens, mais nié par la science moderne, officielle.
Il ne me reste qu’à citer une dernière et originale preuve de l’authenticité de mes rapports avec ceux que nous appelons si indûment : « les morts » ; cette preuve, c’est une entité invisible qui va la fournir, sans provocation directe de ma part. C'est un véritable contrôle, offert spontanément entre le monde invisible et le nôtre, ces deux centres d’action d’égale valeur, dont l’un persiste à ignorer l’autre, malgré l’influence continuelle et prépondérante qu’il en subit.
Comme on pourra le constater, le fait qui va suivre a peu d’exemples analogues dans les annales spirites.
Pour faire comprendre ce fait, je suis forcée de rappeler un phénomène dont j’ai parlé dans les com-
solvkniks i:t prohu’:mks sjmhjtks ‘tôl
mencements de ce travail, je veux dire de cette curieuse voyance de fleurs qui m avait poursuivie nuitamment, étant jeune tille, pendant plusieurs années, fe suis également obligée de renvoyer le lecteur au diagnostic que le docteur B... donna à ce sujet, diagnostic qui concluait en faveur d un simple effet physiologique auquel un présumé changement aurait mis fin. Et finalement, je dois répéter, pour . faciliter la compréhension de ce qui va suivre, que le soir meme, après avoir reçu les conclusions du docteur en question, madite vision de fleurs se renouvela pour la première fois, après un intervalle de plus de vingt ans, quoique j en eusse fait mention maintes fois ( i), à des occasions différentes ; et que ce curieux incident fut la raison de ma visite, le lendemain, à la femme du docteur B...
On jugera, par la suite de mon récit, si cette curieuse coïncidence, se joignant encore à plusieurs autres, peut être attribuée à une cause fortuite ou si, comme je crois pouvoir l affirmer, elle a été, dans ce cas particulier, une force motrice déterminante, afin de . servir comme argument de conviction.
En entrant dans le salon de la femme du docteur B... (c’était son jour de réception), une exclamation de surprise et de contentement particulier me salua. En effet, Mme B... me dit : « A quel hasard devons-nous votre visite aujourd hui ? Nous ayant quittés hier au
(1) Je relève ce point pour prévenir contre l’hypothèse d'un jeu de ma fantaisie inconscierte, suscité par le réveil du souvenir.
soir, nous n’espérions pas vous voir cet après-midi, car le petit bleu qui vous convoquait exprès, en toute hâte, était resté, par mégarde, sur le coin de ma cheminée. »
« Je vais vous le dire, répliquai-je, je viens pour prouvera votre mari que son jugement sur mes apparitions de fleurs Ta trompé, car voici qu’une immense gerbe de fleurs rouges m’a réapparu dans des conditions analogues à celles du passé. — Mais, à propos, pourquoi me convoquiez-vous pour aujourd’hui même ? Avez-vous quelque chose de particulier à me dire ? »
— Pas moi, répondit Mme B..., mais mon amie, Mme Blanche B..., dont vous vous souvenez peut-être, quoiqu’il y ait plusieurs années que vous l’avez rencontrée ici. Nous sommes , ajouta-t-elle , très intrigués tous. Figurez-vous que c'est un Esprit, avec lequel elle est en communication depuis des années, qui lui enjoignit par l'écriture automatique de vous convoquer d’urgence ici, pour aujourd’hui. Ne connaissant pas votre adresse, elle m’a priée de vous écrire, sans retard, à sa place, j’ai trouvé son petit mot, hier au soir, en rentrant, et j’ai obéi aussitôt. Nous parlions de la malchance qui a voulu que mon petit mot ne partît point, quand je vous vis entrer. De là mon exclamation de surprise joyeuse.
— Sans doute, fis-je à mon tour, il y a de quoi s’étonner de la bizarre coïncidence entre sa mission de me convoquer chez vous et ma vision d’hier au soir, qui me détermina d aller vous voir aujourd’hui. Mais
dans quel but un Esprit inconnu a-t-il pu désirer ma présence chez vous cet après-midi et comment a-t-il pu parler de moi à une dame que je connais à peine et qui m’avait probablement oubliée depuis le jour où j’ai eu le plaisir de la rencontrer chez vous? Tout cela est bien étrange et je serais heureuse de connaître plub de détails à ce sujet.
— Je ne saurais vous en donner, répliqua Mme B..., je vous ai dit tout ce que je sais, mais voici mon amie Mme Blanche B... qui va vous renseigner mieux que moi. »
Mme Blanche B... ne sut que me répéter ce que m’avait appris la femme du docteur. Cependant, afin de causer de nos mutuelles et curieuses expériences spirites, nous nous assîmes un peu à part. Alors, à peine entrée en conversation et poussée, selon toute probabilité, par une influence occulte, je pris spontanément la main de Mme Blanche B..., sous prétexte d’un essai de psychométrie.
Mme Blanche B... s’y prêta aimablement ; mais elle ne m’eut pas plus tôt abandonné sa main, que subitement, comme si j’avais touché à une pile électrique, je fus atteinte d’une sensation physique si vive, si impétueuse, si envahissante, que je retombai, impuissante, sur le dossier de mon fauteuil, poussant, les yeux baignés de larmes, des exclamations de surprise autant que d'émotion. En effet, l'influx impétueux, mais exquis de chaleur vivifiante qui avait fait irruption dans mon corps pour circuler rapidement dans
H(î[ SOl/VLNIMS ET l'ROHI.KMES S 1*1 MITES
toutes mes veines, ressemblait, en quelque sorte, aux fluides magnétiques dont m’avait si souvent inondée, après évocation, l’Esprit qui s’était dit le curé d’Ars.
Mme Blanche B... dont je serrais toujours convulsivement la main, me regarda avec étonnement ; toutes les personnes présentes firent de même. On me demanda la cause de mon émotion aussitôt que je fus un peu revenue à moi. Je ne pus répondre que vaguement et je vis des sourires sceptiques se dessiner sur les lèvres de part et d’autre. On crut évidemment que je voulais en imposer.
En attendant, le docteur B..., quittant pour un instant son bureau où il recevait ses malades, entra au salon.
En me voyant et me croyant souffrante, il s enquit aussitôt de ce qui s’était passé. Mme Blanche B.. . se chargea de lui raconter notre expérience de psycho* métrie par l’attouchement de nos mains, et comme je tenais toujours celle de Mme Blanche B... dans la mienne, le docteur s’approcha de nous en disant : «Je m’en vais couper cela; c’est un effet de magnétisme provenant de Mme Blanche. » Un peu revenue à moi par le rétablissement du courant fluidique, je lui dis : « N’en faites rien, je ne suis point souffrante, tout au contraire, dans un état de bien-être exceptionnel. Mais voici que le phénomène cesse et que je reviens à mon état normal. »
C’était la vérité, et je pus donc causer avec le docteur plus longuement de notre expérience, faite à
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1 instant même, comme de toutes les curieuses coïncidences qui nous avaient amenées vers elles. Cependant le docteur, ne comprenant toujours pas la véritable nature du phénomène en question , pas plus que nousmêmes d’ailleurs, et méprenant pour un sujet facile à magnétiser, me proposa de renouveler l’expérience avec lui. J'y consentis volontiers. Il me prit donc la main dans une grande confiance et la garda dans la sienne.
Nous attendîmes cinq, dix minutes.
— Que sentez-vous? me demanda-t-il, à bout de patience.
— Rien , lui répondis-je, absolument rien , et lui retirant mamain, je ressaisis celle deMme Blanche B... afin de renouveler lexpérience devant lui.
Mais, oh ! surprise générale.
Tandis que moi-même je restais immobile , insensible, absolument calme, c’est Mme Blanche B... qui fut atteinte de la même façon que moi précédemment. En effet, elle, presque sceptique encore un moment avant, ressentit un tel choc à son tour que, quoique d une constitution physique très solide, d une énergie plutôt masculine, d’un tempérament absolument positif, elle se laissa, comme moi, choir sur son siège, les yeux baignés de larmes et donnant tous les signes d’une extrême agitation.
Naturellement, tout le monde présent à s interroger du regard. Ne jouions-nous pas, à tour de rôle, une petite comédie improvisée ?
Moi-même, je fus interloquée et ne sus que penser du choc en retour.
En attendant, Mme Blanche B... s’étant calmée, elle me seconda à décrire ses étranges sensations, ressenties par le simple attouchement de nos mains, et à expliquer, sans succès, d’ailleurs, la spontanéité du phénomène auquel nous avions donné lieu, successivement, d’une façon passive et active.
Enfin, afin de découvrir la vérité par une nouvelle démonstration, elle eut l'idée de prendre la main de la personne assise du côté opposé à la place que j’occupais. Maintenant, qu'on juge de la stupéfaction de celle-ci quand, aussitôt touchée, elle fut saisie par le courant fluidique, et de l’étonnement général quand, cette fois-ci, ce courant ne s’arrêta pas à elle, mais se communiqua, successivement, à toutes les personnes assises en demi-cercle autour de la cheminée, à peu de distance les unes des autres.
Je n’insisterai pas sur les propos, échangés alors de toutes parts, car ils ne serviraient pas à élucider la manifestation en question. Je dirai seu’ement que nous nous quittâmes tous, les uns interloqués, les autres vivement impressionnés.
Quant à moi, quoique je perçusse vaguement le but de la manifestation obtenue, je fus loin de me douter de la vérité qu’allait m’apporter le lendemain.
En effet, dès le matin du jour suivant, je reçus, pour la première fois, une lettre de Mme Blanche B... qui m’apprit qu’ayant été poussée à l’écriture médiani-
mique après son retour de notre rencontre chez le D r B..., elle reçut la communication suivante :
« Il s’est passé, amie, ce qui se produit, sous nombre de manifestations diverses, quand, pour une raison, jugée sérieuse , nous mettons des Esprits en rapport affectueux ; nous avons établi, devant témoins , le lien fluidique et sympathique qui unit les âmes qui peuvent se prêter un mutuel secours pour la gloire de Dieu et le bien de leurs frères.
« J'ai te)iu à prouver que ce courant fluidique n était point le résultat du fluide qu’on vous attribue comme magnétiseuse (i). car, dansce cas, il eût été ressenti par celle sur laquelle vous auriez voulu exercer une action et vous seriez restée indemne de toute sensation.; j’ai tenu, au contraire, à prouver que votre action personnelle n'existait pas, puisque l’effet ressenti par Mme Claire G... a eu lieu immédiatement au contact de votre main et que lorsqu’elle a voulu recommencer l'expérience, c’est vous qui, à votre tour, avez été soumise à l’action que nous } Esprits , vos amis et vos guides y désirions produire afin de bien établir notre intervention ; nous avions plusieurs raisons pour agir ainsi .
« Dites à celle qui, comme vous, comprend la
(1) Mme Blanche B... n'est, non seulement, une femme d’un esprit supérieur, mais elle est douée d’une force magnétique curatrice extraordinaire ; les récits qu’elle en fit dans la Vie Nouvelle en ont témoigné.
SOU VEN ms ET imom.l.MES SPIRITES
prière, et qui, comme vous, ne craint pas d’en affirmer hautement l’efficacité, qu elle se réjouisse ; que sa prière est entendue ; qu elle considère le mot que je lui adresse comme une réponse à ce qu elle demande et qu’elle demeure bien certaine que toute prière sincère et désintéressée est entendue et exaucée. Je suis heureux, moi, votre guide, de lui en envoyer la douce assurance par votre intermédiaire.
« Votre bon Génie. »
Paris, 20 avril 1902.
Je ne m'attarderai pas à décrire les sentiments que j’éprouvais en lisant cette curieuse et convaincante communication de l’Au-delà. Je dirai seulement, afin de faire saisir toute la valeur qu’elle eut pour moi, que non seulement elle prouvait d’une façon irréfutable l’existence d’êtres vivant à l’état désincarné et le rôle passif des vrais médiums, mais encore et encore l’efficacité de la prière.
Mais cette dernière assertion demande une explication. Quoiqu’il soit pénible de parler de son être intime et surtout de ses propres mouvements de l’âme, je m’y résous de nouveau afin de servir la cause d’une vérité bienfaisante. Je dirai donc, qu’étant restée pendant quelque temps sans ces messages intéressants qui m’étaient envoyés de l’autre monde pour me faciliter mon passage dans celui-ci et surtout sans ces projections fluidiques qui m’avaient si longtemps soulagé corps et âme, peu de jours avant le phénomène expé-
sor\ l:\ii < s kt l’uoBi.i :.\ri:s si»i mites
rimenté chez le docteur H... et que je viens de narrer au long, j’adressai une prière à Dieu et aux protecteurs invisibles pour demander, du moins, un signe , en guise de consolation de mon abandon spirituel. On a pu constater de quelle façon surprenante je fus exaucée .
Beaucoup d’églises sont tapissées d’ex-voto, y en a-t-il un seul qui puisse victorieusement prouver contre le hasard ? Alors peuvent-ils convaincre celui qui ne croit d’avance ? Tout autre est mon cas ( i). D'ailleurs, les épreuves étant marquées comme nécessaires à notre développement spirituel ici-bas, il est, non seulement impossible d’en être épargné, mais il est puéril d’en former le désir. Il n’en est pas de même de la demande d’un secours spirituel. Là, la portée de la prière est absolue et à ce genre de prières seul peut s'adresser la parole du Christ qui dit : « Demandez et on vous donnera ; frappez et on vous ouvrira. »
Avec ces réflexions que j ai jugées indispensables, je termine mes souvenirs spirites qui, on en conviendra, soulèvent maints problèmes utiles à résoudre.
(1) )e sortirai de ma réserve pour quiconque désirerait sincèrement se convaincre de^la réalité des faits enregistrés, par des amplifications jugées nécessaires ou par la citation des noms de mes témoins.