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M. de Polignac, ayant voulu, comme lui, pousser toutes choses à l'extrême. »
En relisant cet article, je suis frappé d'une réflexion que je ne veux pas dissimuler, quelque triste qu’elle soit. Tout ce que je disais en 18<"0 contre la république est resté vrai : l’expérience de 1848 a justifie mon opinion, au lieu de la condamner. Tout ce que je disais de l’esprit libéral de notre pays semble devenu faux. Contre la république, je disais qu’elle a l’inconvénient de sacrifier la société civile à la société politique. C’est par là en effet qu’a péri la république; mais c’est aussi par là que la monarchie parlementaire a péri : nous avons trouvé que nous étions encore trop citoyens, même en ne l’étant que comme le comporte la monarchie constitutionnelle; et la société civile, industrielle et commerciale, a sacrifié sans hésiter la société politique. Nous avons voulu avoir tout notre temps pour nos affaires privées, sans être distraits par aucun soin à donner aux affaires publiques. Nous y avons réussi. En vérité, quand je conseillais, en I8H0, à la société politique de ne pas demander trop de sacrifices à la société civile, je
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jugeais bien l’esprit de mon pays : les événements de 18ô2 l'ont prouvé. Où je me trompais, hélas! c’était à croire que le peuple de Paris ne se laissait pas imurrectionner. Il a, en 1848, laissé sc faire l’insurrection et l'a laissée réussir; mais il ne l’a pas laissée vivre longtemps, c’est une justice à lui rendre.