SON SACRIFICE CONSOLA LA RELIGION
son zèle fit élever un temple au seigneur,
victime adoratrice du très-saint-sacrement,
sa vie se consomma dans ce saint exercice.
elle décéda dans la soixante-septième année de son age, dans la
vingt-deuxième de sa profession, dans la hl'itième de la
fondation de ce monastère des bénédictines de
l'adoration perpétl-elle,
LE X MARS M.DCCC.XXrV.
Nous savons tous par triste expérience que , lorsqu'un être aimé et digne de regrets vient de nous être enlevé par la mort, une de nos meilleures consolations, c'est de parler des qualités et des vertus de celui ou de celle qui a passé sous nos yeux, au milieu de nos larmes, de vie à trépas ; dans le cercle de famille, chacun s'empresse de raconter quelques faits, de redire quelques belles paroles du trépassé descendu dans la tombe. Dans une comnmnauté, il en est de même, et sous les voûtes du cloître , on s'édifie en se communiquant tout ce que l'on sait sur celui ou sur celle qui vient de partir.
De Louise- Adélaïde de Bourbon-Condé , de la révérende mère Marie-Joseph de la Miséricorde , on rappelait bien des choses propres à élever l'âme et à faire aimer Dieu et le roi.
Voici la prière que la tante du jeune et vaillant duc d'Enghien adressait chaque jour au Dieu des miséricordes :