‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 4 sur 108 · Je no suis sûr, ni du texte, ni du sens · texte numérisé non relu

Je no suis sûr, ni du texte, ni du sens

.'î. Mot à mot : « ton visage sera blanc auprès de ton maître. » 4. Texte et traduction me laissent des doutes.

d'ousâma ibn mounkidh

Le spectacle qui s'y offrit à mes yeux attrista mon cœur. Mon fils ' avait combattu bravement, puis était descendu de sa monture et avait pénétré dans ma maison. Il en avait enlevé tout ce qui s'y trouvait en fait de tentes, d'armes et de selles et s'était chargé de défendre les êtres aimés ^ Mes compagnons poursuivirent sans relâche une lutte qui fut un malheur terrible, épouvantable.

Puis les circonstances déterminèrent mon départ pour Damas, tandis que les émissaires de Fatâbek ^ se succédaient pour me desservir auprès du prince de Damas ^ Je restai dans cette ville pendant huit années % et j'y assistai à nombre de combats. Le prince (qu'Allah l'ait en pitié !) m'octroya libéralement une redevance et un flef. Il me distingua en m'admettant dans son intimité et en me faisant des honneurs. Ces faveurs s'ajoutaient aux marques de bienveillance dont j'étais l'objet de la part de l'émir Mou'în ad-Dîn '^ (qu'Allah Fait en pitié!), aux obligations que je lui avais, à la sollicitude qu'il témoignait pour mes intérêts.

Diverses causes m'obligèrent ensuite à gagner l'Egypte. Il s'égara bien des ustensiles de ma maison, ainsi que beaucoup d'armes que je ne pus emporter avec moi, et les pertes que j'éprouvai dans mes possessions furent pour moi une nouvelle catastrophe. Et cependant l'émir Mou'în ad-Dîn me voulait du bien, m'aimait et était très affligé de me laisser partir, mais il avouait son impuissance à me soutenir. Ce fut au point qu'il m'envoya son secrétaire, le chambellan Mahmoud Al-Moustarschidî, qui me dit en son nom : « Par Allah, si je disposais de la moitié des hommes, je me mettrais à leur tête pour battre l'autre moitié ; si je disposais seulement du tiers des hommes, je me mettrais à leur tête pour battre les deux autres tiers et je ne t'abandonnerais pas. Mais la population entière s'est coalisée contre moi, et je n'ai plus sur elle aucune autorité.

1. Ousàma veut, parler de son fils préféré, l'émir 'Adoud ad-Daula Aboù '1- FaAvàris Mouriiaf.

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