‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 65 sur 108 · En · texte numérisé non relu

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Il y avait parmi les émirs de Misr un homme nommé Nadi As-Soulailiî, sur la figure duquel ressortaient deux traces de coups; l'une s'étendait de son sourcil droit à la lisière de ses cheveux, Tautre de son sourcil gauche jusqu'à ses cheveux les plus rapprochés. Je l'interrogeai au sujet de ces deux coups. 11 me répondit : « Au temps de ma jeunesse, je montais d'Ascalon à pied. Un jour, je montai dans la direction de Jérusalem pour attaquer les pèlerins des Francs. Nous nous heurtâmes à quelques-uns d'entre eux. Dans le nombre je rencontrai un homme avec une lance, ayant derrière lui sa femme qui portait une jarre en bois remplie d'eau. L'homme me frappa de ce coup que voici; j'usai de représailles et je le tuai. Je marchai vers sa femme qui me frappa au visage avec la jarre en bois et m'infligea cette autre blessure. Tous deux ils marquèrent ma face. »

Voici un autre trait de bravoure des femmes : Une troupe de pèlerins Francs, ayant accompli le pèlerinage, revint à Rafaniyya qui, à ce moment, appartenait au'x Francs '. Ils en sortirent pour se rendre à Apamée, mais s'égarèrent de nuit et arrivèrent à Schaizar, au nombre de sept à huit cents, hommes, femmes et jeunes gens. Or, l'armée de Schaizar était sortie sous la direction de mes deux oncles Izz ad-Dîn Aboù 'l-'Asâkir Soultân et Fakhr ad-Dîn Aboû Kâmil Schâfi' (qu'Allah les ait tous deux en pitié!) pour aller à la rencontre des deux femmes qu'ils avaient épousées, deux sœurs, de la famille Alépine des Banoû 's-Soûfî. Mon père (qu'Allàli l'ait en pitié!) était demeuré dans la forteresse. Un des nôtres était sorti de la ville pendant la nuit, pour une besogne urgente. Il vit un Franc, retourna sur ses pas prendre son épée, sortit et le tua. Le cri de guerre retentit à Schaizar. Les habitants sortirent, tuèrent les Francs et pillèrent ce qu'ils avaient avec eux, femmes, jeunes gens, argent et bêtes de somme.

Or, il y avait à Schaizar une femme mariée à l'un de nos compagnons. Elle se nommait Nadra, fille de Boùzarmàt et était sortie avec les habitants. Cette femme fit captif un Franc, qu'elle introduisit dans sa maison; elle en sortit pour prendre un autre Franc qu'elle introduisit dans sa maison, puis en sortit

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