PREMIER SUPPLEMENT
Section. Dire d'Ousàma, fils de Mourschid, flls de Ali, fils de Moukallad, fils de Nasr, le Moiinkidhite; qu'Allah lui pardonne, ainsi qu'à son père et à sa mère, ainsi qu'à tous les musulmans !
Voici des anecdotes piquantes relatives à des faits, dont j'ai vu les uns, dont j'ai connu les autres par les récits de gens qui ont ma confiance. Je les ai ajoutées, comme un supplément, à ce livre, puisqu'elles ne faisaient point partie des sujets que je m'étais proposé de traiter dans ce qui précède.
J'ai commencé par les histoires où il est parlé des saints; qu'Allah les ait tous en sa grâce !
Il m'a été raconté par le schaikh, l'imàm, le prédicateur {alkliatib) Aboû Tàhir Ibrahim, flls d'Al-Hosain, flls d'Ibràhîm, qui faisait le prône {khatîb) dans la ville d'Is'ird, alors que j'y étais, en dhoù '1-ka'da 562', qu'Aboù '1-Faradj de Bagdàdh lui avait rapporté le fait suivant en propres termes : « J'assistai, dit Aboù '1-Faradj, à la séance tenue à Bagdàdh par le schaikh, l'imàm Aboù 'Abd Allah Mohammad de Basra. Une femme se présenta à lui et lui dit : « 0 mon maître, tu as été l'un des témoins pour la donation lors de mon mariage. Or, j'ai perdu l'acte relatif à ma dot. Je te demande de me favoriser en venant conflrmer ton témoignage au tribunal. » — Mohammad répondit : « Je ne le ferai pas avant que tu m'aies apporté une pâte sucrée. » La femme s'arrêta, s'imaginant qu'il plaisantait en parlant ainsi. Mais il ajouta : « Ne traîne pas les choses en longueur. Je n'irai pas avec toi, à moins que tu m'apportes une pâte sucrée. » Elle partit, puis elle revint et tira de son sac, sous son vêtement, un feuillet où était enveloppée une douceur