‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 86 sur 108 · Du 19 août au 17 septembre · texte numérisé non relu

Du 19 août au 17 septembre

sèche. Les amis de Mohammad furent surpris de ce qu'un ascèle, voué à l'abstinence comme lui, réclamait la pâte sucrée. Il saisit le feuillet, l'ouvrit, jeta la pâte sucrée morceau par morceau jusqu'à ce Cfu'il eût achevé l'examen du feuillet. Or, c'était l'acte relatif à la dot de la femme, acte qu'elle avait perdu. Il lui dit : « Prends ton contrat que voici. » Tous les assistants furent émerveillés de ce qui venait de se passer. Il leur dit : « Nourrissez-vous de ce qui est licite '. Ce que vous avez fait d'ailleurs et le plus souvent. »

J'ai entendu faire le récit suivant par le schaikh Aboù '1- Kàsim Al-Khidr, fils de Mouslim, Ibn Kousaim -, de Hamâ, dans cette ville, le lundi, dernier jour de dhoû '1-hidjdja 570^ : « Il arriva vers nous un descendant du Prophète qui habitait Koùfa et qui nous rapporta ce qui suit, dans les termes mêmes où son père le lui avait rapporté : « J'avais mes entrées, dit celui-ci, chez le kâdî suprême de la Syrie, né à Hamâ, qui m'honorait et me distinguait. Il m'adressa un jour la parole : « J'aime, me dit-il, les gens de Koùfa en souvenir de l'un d'entre eux. J'étais à Hamâ, jeune encore, lorsqu'y mourut 'Abd AUàh Ibn Maimoùn, de Hamâ (qu'AUâh l'ait en pitié î). On lui demanda de faire connaître ses dernières volontés. Il répondit : « Lorsque je serai mort et que vous aurez achevé les préparatifs de mon enterrement, faites sortir mon cadavre vers le désert, qu'un homme monte sur la hauteur qui domine les tombeaux et qu'il s'écrie : « 0 'Abd AUâh ibn Al-Koubais, sache que 'Abd Allah Ibn Maimoùn est mort, viens vers lui et prie pour lui. » Lorsque Ibn Maimoùn fut décédé, on fit ce qu'il avait ordonné. Alors s'avança un homme, portant un costume de coton écru et un manteau de laine, venant du côté où l'appel avait été prononcé. II vint, récita les prières des morts, sans que les assistants ébahis lui adressassent la parole; puis, les prières terminées, il s'en retourna par où il était venu. Les uns reprochèrent aux autres de ne pas l'avoir retenu pour l'interroger. On courut à sa poursuite, mais il leur échappa et ne leur adressa pas une parole.

J'ai assisté à un événement analogue à Ilousn Kaifâ. Il y

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