‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 92 sur 108 · Le manuscrit porte : Ahmad · texte numérisé non relu

Le manuscrit porte : Ahmad

dit : « Je suis Ali, fils d'Aboû Tâlib. » Je me levai, je me tins debout et je réveillai ma femme, en lui disant : « Pauvre amie, j'ai eu telle et telle vision. » — Elle répondit : « Te voici debout. » Je me mis à marcher sur mes pieds, mon mal avait disparu et je revins à l'état où tu me vois. Je me rendis à l'audience de l'émir Zain ad-Din 'Alî Koûdschek (qu'Allah l'ait en pitié!), et je lui racontai mon rêve. Il constata ma guérison et me donna dix dinars. Gloire à Celui qui guérit, qui préserve !»

Le vieillard qui sait le Coran par cœur {asch-schaikh alhâflth) Aboû '1-Khattàb 'Omar, flls de Mohammad, fils de 'Abd Allah, fils de Ma'mar Al-'Oulaimî, m'a raconté à Damas, dans les premiers jours de l'année 572 \ d'après un Bagdâdhien qui lui a cité en propres termes ce qui suit, au nom du kâdî Aboû Bakr Mohammad, fils de 'Abd al-Bâkî, fils de Mohammad, Al-Ansârî Al-Fourdî, connu sous le nom du Kâdî de l'hôpital {kâdî al-mâristân) : « Lorsque je fis le pèlerinage, au moment où je faisais le tour de la Ka'ba, je trouvai un collier de perles que je serrai à l'intérieur de mon costume de pèlerin {ihrâm). Quelques instants après, j'entendis un homme qui réclamait le collier dans le sanctuaire et qui promettait vingt dinars à qui le lui restituerait. Je lui demandai le signe distinctif de ce qu'il avait égaré. Il me l'indiqua et je lui rendis son collier. II me dit alors : « Tu vas venir avec moi dans ma demeure, pour que je te remette la somme fixée. » — Je répondis : « Non, je n'en ai pas besoin et je lie t'ai pas rendu le collier à cause de la gratification. Grâce à Allah, je vis dans une large aisance. » — Il reprit : « Tu ne l'as donc rendu que pour Allah (qu'il soit élevé et exalté!)? » — Je répliquai : « Oui, certes. » — Il dit : « Accompagne-nous à la Ka'ba, et dis amen sur mon vœu. » Je l'accompagnai à la Ka'ba où il dit : « 0 Allah, sois-lui clément, et permets-moi de lui rendre la pareille. » Puis il prit congé de moi et partit.

« Or, il advint que je voyageai de La Mecque vers les contrées d'Egypte. Je traversai la mer, me dirigeant vers l'occident. Les Grecs {Ar-Roûrn) s'emparèrent de l'embarcation et je fus alloué â un prêtre chrétien {kouss) que je ne ci^ssai pas

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