‹ Souvenirs historiques et récits de chasseChapitre 94 sur 108 · DEUXIEME SUPPLEMENT · texte numérisé non relu

DEUXIEME SUPPLEMENT

J'ai mis ma confiance en AUâh le Très Haut *.

C'est à AUâh qu'appartient l'un de mes deux côtés que je ne laisserai pas s'égarer; l'autre appartient au jeu et aux fxitilités.

J'ai mentionné les situations belliqueuses dont j'ai été témoin, luttes, batailles et dangers, autant que leur souvenir m'est resté présent et que le temps écoulé ne me les a pas fait oublier. Car ma vie s'est prolongée et j'ai été atteint par l'isolement, ainsi que par l'abandon. L'oubli du passé est un héritage dont l'antiquité remonte jusqu'à notre père Adam (sur lui soit le salut!).

Maintenant une section va être consacrée à ce ce que j'ai vu et à ce que j'ai expérimenté en fait de chasse, de pèche et d'oiseaux de proie.

Ce fut d'abord, au début de ma vie, à Schaizar; puis avec le roi des émirs, l'atâbek Zenguî, fils d'Ak Sonkor (qu'AUâh l'ait en pitié!); plus tard, à Damas, avec Schihàb ad-Dîn Mahmoud, fils de Tàdj al-Mouloùk ^ (qu'AUâh Fait en pitié!); ensuite à Misr; puis encore avec Al-Malik Al-'Adil Noùr ad- Dîn Aboù 'l-Mouthaffar Mahmoud, fils de l'atâbek Zenguî (qu'Allah l'ait en pitié!); enfin, dans le Diyâr Bekr, avec l'émir Fakhr ad-Dîn Karâ Arslân, fils de Dâwoud, l'Ortokide (qu'Allah l'ait en pitié!).

Quant à ce qui se passa dans Schaizar, cela se passa en la compagnie de mon père (qu'Allah l'ait en pitié!). Celui-ci était fanatique de la chasse, son ardeur s'étendant à tous les oiseaux de proie, et il faisait largement de la dépense pour

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