Le 12 juillet
Sîbawaihi, les Particularités d'IbnDjinnî, rÉliicidation d'Aboû 'Alî Al-Fârisî, les Parterres fleuris, les Propositions. Je lui dis : « 0 schaikh Aboû 'Abd AUàh, as-tu vraiment lu tous ces livres V » — Il répondit : « Oui, je les ai lus; ou plutôt, par Allah, je les ai transcrits sur mes tablettes et je les ai appris par cœur. Veux-tu t'en convaincre? Prends un fascicule quelconque, ouvre-le et lis-moi une ligne du premier feuillet. » Je pris un fascicule, je l'ouvris, j'y lus une ligne. Il continua de mémoire, jusqu'à ce qu'il eût épuisé toute la collection des fascicules. J'ai vu là un phénomène remarquable, qu'il n'est pas en la puissance des hommes de produire.
C'est une parenthèse étrangère à la liaison de ma narration.
J'ai vu Aboû 'Abd Allah assister â la chasse de ce guépard. Il était à cheval, avec les pieds enveloppés dans des linges de couleur ', de nombreuses épines, placées au-dessus du sol, lui ayant déchiré les pieds et les ayant fait saigner, tandis qu'il était absorbé dans la contemplation de la chasse de ce guépard. Il ne sentait pas sa douleur, tant il était occupé à voir ce guépard se lancer furtivement sur les gazelles, leur courir sus et leur faire une belle chasse !
Mon père (qu'Allah l'ait en pitié!) était enchanté des oiseaux de proie exceptionnels, excellents, qui montraient leur supériorité sur les autres, d'ailleurs fort nombreux chez lui. Dans une certaine année il possédait un faucon, qui avait mué dans sa maison, aux yeux rouges, d'une agilité remarquable. Il arriva de Misr une lettre de mon oncle paternel, la Couronne des émirs (tâdj al-oumarâ) Aboû '1-Moutawwadj Moukallad (qu'Allah l'ait en pitié!), qui y séjournait au service d'Al-Amir bi-ahkàm Allah ^ Il disait dans cette lettre : « Dans la salle d'audience d'Al-Af(.lal, j'ai entendu parler du faucon aux yeux rouges, alors qu'Al-Afdal s'informait de ce qu'on en racontait et de ses talents à la chasse. » Mon père (qu'Allah l'ait en pitié!) l'envoya chez Al-Afclal avec un fauconnier. Lorsqu'il eut été introduit dev~ant Al-Af(.lal, celui-ci dit : « Est-ce bien le faucon aux yeux rouges? » — « Oui, répondit-il, û mon maître. » — « Que chasse-t-il ? », demanda Al-Afdal. —
1. Traduction incertaine, d'aprôs une lecture conjecturale afdâni, lo manuscrit ne donnant aucun des points diacritiques.