Aprr-s
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Le fauconnier réplicfua : « Les cailles, les sauteuses (?) et d'autres bêtes du même genre, » Ce faucon resta quelque temps à Misr, puis il s'échappa et partit, resta une année dans le désert au milieu des sycomores et mua dans le désert. Puis on l'employa de nouveau à la chasse. Nous reçûmes une nouvelle lettre de mon oncle paternel (qu'AUâh l'ait en pitié !), où il disait : « Le faucon aux yeux rouges avait été égaré. Il a mué au milieu des sycomores; on l'a employé de nouveau à la chasse, et l'on a organisé des parties avec son concours. 11 a fait éprouver aux oiseaux une catastrophe terrible. »
Nous étions un jour auprès de mon père (qu'AUàh l'ait en pitié!), lorsque vint à lui un homme d'entre les laboureurs ifallâh) de Ma'arrat an-No'màn, apportant un faucon dressé, avec des plumes brisées aux ailes et à la queue. Ce faucon avait la taille du plus grand aigle. Jamais je n'avais vu faucon pareil. Le laboureur dit : « 0 mon maître, je tendais mon arçon à laine comme filet pour prendre les ramiers, lorsque ce faucon heurta un ramier pris dans l'arçon. Je pris le faucon et je te l'apportai. » Mon père accepta le cadeau et se montra généreux envers celui qui le lui avait fait. Le fauconnier rapprocha de nouveau les ailes de l'oiseau, le prit avec lui et l'apprivoisa. Ce faucon était accoutumé à la chasse, bien conformé, ayant mué dans une maison. Il s'était enfui de chez les Francs, avait mué alors sur la montagne qui domine Ma'arrat an-No'mân. Peu d'oiseaux de proie pouvaient lui être comparés pour l'agilité et pour l'adresse.
J'ai assisté à une partie de chasse avec mon père (qu'Allah l'ait en pitié!). A distance apparut un homme qui s'avançait vers nous, porteur d'un objet que nous ne distinguions pas. Lorsqu'il s'approcha, voici que c'était un petit de gerfaut, remarquable par sa taille et par sa beauté, qui lui avait déchiré les mains tandis qu'il le portait. Il relâcha ses liens et ne retint que les deux entraves de ses pieds, de sorte que le gerfaut, un peu dégagé, pouvait déployer ses ailes. Lorsque cet homme nous eut rejoint, il dit : « 0 mon maître, j'ai atteint à la chasse cet oiseau et je te l'ai apporté. » Mon père confia le gerfaut au fauconnier, qui le remit en état et répara celles de ses plumes qui avaient été brisées. Mais sa renommée ne répondit
pas à son apparence. Le chasseur l'avait perdu par sa maladresse à le manier. Le gerfaut, en effet, ressemble à la balance, que le moindre accident fausse et gâte. Quant au fauconnier, c'était un spécialiste supérieur dans l'art de dresser les gerfauts.
Nous sortions par la porte de Schaizar pour nous rendre à la chasse, avec tout l'appareil nécessaire, jusques y compris les filets, les haches, les pelles et les harpons pour le gibier qui se réfugierait dans ses antres. Nous amenions les oiseaux de proie, les faucons, les sacres, les gerfauts et les chiens. Dés notre sortie, mon père faisait tournoyer deux gerfauts qui ne cessaient pas de planer au-dessus de l'équipage. Si l'un d'eux déviait du but, le fauconnier toussait à dessein et indiquait avec sa main la direction où il tendait. Aussitôt, par Ailâh, le gerfaut reprenait cette direction.
J'étais présent, lorsque mon père fit tournoyer un gerfaut au-dessus d'une troupe de pigeons ramiers, qui reposaient au milieu d'un marécage. Lorsque le gerfaut eut pris position, on frappa sur le tambour pour faire envoler les ramiers. Le gerfaut décrivit des cercles au-dessus d'eux, heurta la tète d'un ramier, la trancha, saisit l'oiseau et descendit. Par Allah, nous recherchâmes en tous sens cette tête sans la trouver. Sa trace nous apparut à distance dans l'eau, l'endroit où nous étions avoisinant le fleuve.
Un jeune homme, nommé Ahmad ibn Moudjîr, qui ne chevauchait pas dans l'escorte de mon père, lui dit un jour : « 0 mon maître, je désirerais être admis à ta chasse. » — « Avancez, dit mon père, un cheval pour Al.imad. 11 le montera et sortira avec nous. » Nous sortîmes pour chasser les francolins. Un mâle se mit à voler et agita ses ailes comme il en avait l'habitude. Sur la main de mon père (qu'Allah l'ait en pitié!), était le faucon Al-Yal.ischoùr, que mon père lança sur le francolin. Le faucon vola à fleur de terre, les herbes lui battant la poitrine, tandis que le francolin s'était élevé à une grande hauteur. Ahmad dit à mon père : « 0 mon maître, par ta vie, le faucon joue avec sa proie avant de la saisir. »
Mon père recevait du pays des Grecs (Ar-Roihn) des chiens braques excellents, mâles et femelles. Ils se multipliaient ensuite chez nous. La chasse aux oiseaux leur est naturelle.
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J'ai vu un petit de braque tout jeune, qui était sorti derrière les chiens conduits par le valet. Celui-ci lança un faucon sur un francolin qui rappelait dans les broussailles situées sur la rive du fleuve. On lança les chiens dans les broussailles, afin que le francolin s'envolât, le jeune braque restant immobile sur la rive. Dés que l'oiseau s'envola, le jeune braque quitta la rive pour sauter à sa poursuite et tomba au milieu du fleuve. Il ne savait rien de la chasse et c'était sa première tentative.
J'ai encore vu l'un de ces chiens braques, alors qu'une perdrix avait rappelé sur la montagne, dans des touffes de jusquiame inextricables. Le chien avait pénétré jusqu'à elle et s'y était attardé. Puis, nous entendîmes un bruit violent à l'intérieur des touffes de jusquiame. Mon père (qu'Allah l'ait en pitié !) dit : « 11 doit y avoir dans ces touffes une bête fauve qui aura tué le chien. » Puis, au bout d'un certain temps, le chien sortit, traînant par le pied un chacal qu'il y avait rencontré, qu'il avait tué, traîné et apporté jusqu'à nous.
Mon père (qu'Allah l'ait en pitié!) avait voyagé jusqu'à Ispahan, jusqu'au palais du sultan Malik-Schâh (qu'Allah l'ait en pitié!) ^ Il m'a raconté ce qui suit : « Lorsque mes affaires furent réglées avec le sultan et que je me disposai à partir, je voulus me munir de quelques oiseaux de proie pour me divertir pendant la route. On m'accorda des faucons et une belette savante qui attirait les oiseaux à sortir des touffes de jusquiame. Je pris aussi des sacres qui s'attaquent aux lièvres et aux outardes. Les soins qu'il fallut donner aux faucons ajoutèrent beaucoup pour moi aux embarras de cette pérégrination. »
Il y avait également chez mon père (qu'Allah l'ait en pitié!) des lévriers parfaits. Un jour, mon père lançait les sacres contre les gazelles sur le sol gras de boue après une pluie. J'étais avec lui, adolescent monté sur une mazette, mon bien ; tandis que les autres chevaux avaient fait halte, ne pouvant galoper dans la boue, ma rosse, grâce à la légèreté de mon corps, triomphait des difficultés. Les sacres et les chiens avaient terrassé une gazelle. Mon père me dit : « 0 Ousàma,