I - et que le premier avait porté au conseil des ministres
i Comme je n*ai pas voulu que la plus légère er-
( reur put se glisser dans l'impression d'une pareille
I pièce , j'en ai fait faire le fac-similé. On sait avec
quelle perfection la lithographie parvient à reproduire l'écriture; aussi ceux qui connaissent celle de M. de Broglie reconnaîtront-ils que cette pièce est entièrement de sa main. La note marginale relative aux pairs de Charles X est seule de la main de M. Guizot.
Cette pièce ti un intérêt ai actualité bien grand, aujourd'hui que l'origine de notre gouvernement est plus ou moins contestée. Elle prouve que ses auteurs repoussaient le principe de la souveraineté du peuple, mais elle sert également à établir que, 3ur ma proposition , ce principe a été adopté. U ny a pas de sophismes de subterfuges ^ qui puissent faire qull en soit autrement.
Les indications ai absence sur la liste des députes qui sont censés avoir signé le 28 juillet, chez moi, la protestation rédigée par Guizot , et présentée le matin chez Audry de Puyraveau , ont été faites deux jours après par plusieurs de mes collègues dont les souvenirs n'étaient pas mbins présents que les miens; aussi j'ai tout lieu de croire quelles ne contiennent pas d'erreurs. S'il en était autrement, J^
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in*em presserais de rectifier celles que Ton m^ feraiir connaître. Il est probable, au surplus, que le nombre des personnes qui attachent de l'importance à avoir joué un rôle dans la révolution de i83o est beau*coup moins grand aujourd'hui qu'il ne Tétait alors %
La liste des signataires de Vinuitation adressée le 3o juillet au duc d'Orléans pour accepter la lieu-" tenance-générale, que je donne sous, le n** 4, est d'autant plus exacte que Bondy, alors questeur, retrouva chez l'imprimeur de la chambre une épreuve qui avait été déjà tirée, lorsque Laffitte donna l'ordre de ne pas publier l'invitation. Cette épreuve fit reconnaître que plusieurs personnes se vantaient d'avoir signé qui n'avaient pas osé le faire. Je ne vois aucun avantage à livrer leurs noms à la publicité.
La disparition de cette pièce des archives de la maison d'Orléans me rappelle que la proclamation faite en réponse, le 3i juillet, par le duc d'Orléans, laquelle donna lieu à une discussion sur la question de savoir si elle finissait par les mots : « une charte ou la charte sera désormais une vérité, » a é|[alement disparu des archives de la Chambre des députés. Il est assez étrange que des nuages enveloppent déjà l'origine de la royauté du y août. J'espère avoir contribué à les dissiper.
L'état des officiers, sous-officiers et soldats tués ou blessés dans les journées des 27, ^8 et 29 juillet i83o, est un document émané du ministère de la guerre , et sur l'authenticité duquel il ne peut
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exister aucun doute. On s étonnera peut-être du petit nombre d'ennemis qu'il a suffi au peuple de mettre hors de combat pour remporter une aussi éclatante, victoire. Cela s'explique lorsque Ton sait que le peuple voyait dans les soldats mêmes qui tiraient sur lui , des concitoyens égarés. C'est une nouvelle preuve de cette admirable magnanimité qu'il faudrait se garder de lasser.
J'avais eu d'abord l'intention de ne publier comme pièces justijlcatiifes que des pièces inédites, La réflexion m'a amené à penser qu'il était nécessaire de reproduire ici les ordonnances du 2 5 juillet i83o, et le rapport qui les accompagnait. Ces pièces sont la cause ou plutôt le prétexte de la révolution. Je dis le prétexte, parce que, selon moi, la cause remonte plus haut. Je la trouve dans la marche décevante , anti-nationale du gouvernement de la restauration. Cette marche avait rendu la révolution inévitable , et elle erit éclaté , plus tard sans doute, mais elle eût certainement éclaté, même sans les ordonnances. Telle est la conséquence invincible de tous les gouvernements qui veulent marcher en sens inverse de l'opinion publique, ou qui se montrent infidèles à leur origine.
Le rapport qui précède les ordonnances de i83o a d'ailleurs cela de remarquable , qu'il présente à l'appui des mesures dont il est à la fois le programme et la justification , des raisons exactement semblables à celles que les organes du ministère actuel ont employées pour nous convaincre de la nécessité d'à-
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dopter des mesures violentes afin de réprimer le dés^ ordre moral qui, selon eux, afflige la société.
A la suite des ordonnances , j'ai placé la protestation des journalistes. On ne lira pas sans étonnement aujourd'hui les noms de quelques*uns des signataires. *
Les pièces que je n'ai pas cru devoir publier, parce qu elles ne se rapportent pas à l'origine même de la révolution , et qu'elles en sont seulement des conséquences,' ont été réunies par moi sous le titre de Souvenirs politiques et administratif s,de maDirec^ tion générale. Ces souvenirs sont en quelque sorte une histoire secrète das vingt-et-un mois environ pendant lesquels j'ai rempli une grande fopctipn publique. Us ne.soQt pas de^ûnés ^ yqir le J0^r.
4ai2 PIÈCES JUSTIFICATIVES.