‹ Souvenirs inédits sur l'abbé Painchaud [microforme]Chapitre 2 sur 4 · DE · texte numérisé non relu

DE

M. Philippe Panet, avocat de Québec, et devenu plus tard le juge Panet. C’était le quatorze juillet 1818:

Air : TU VAS REMPLIR LE VŒU DE TA TENDRESSE

Quand Dieu créa le ciel, laterreet l’onde Un seul humain fut formé sous les cieux, Ce seul humain fut quelque temps au | [monde

Hélas lui seul (bis), il n’était pas heu- [reux.

Donnons-lui donc une aimable compa- [gne,

Se dit alors le Dieu de l’univers : Qu'il soit heureux, oiseau de la campa- [gne, À son bonheur (bis), unissons nos con- [certs

Heureux amants que la vertu rassemble Et que le ciel à nos yeux vient d’unir, Soyez heureux, vivez longtemps ensem-

[ble, A la vertu (bis), ne cessez d’obéir.

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“ La sagesse nous ordonne de vivre au jour le jour. Les hommes en général sont plus malheureux du passé ou de l’avenir que du présent. Tout remettre entre les mains de Dieu et vivre content de son sort, voilà la sagesse sans laquelle il n’y a point de bonheur.” (Extrait d'une lettre du curé Painchaud.) |

Le presbytère de Sainte-Anne avait quelquefois la visite d’une tante du "ré Painchaud, madame Whitney née Painchaud et de plusieurs jeunes nièces de cette dernière, les demoiselles Painchaud de l’île aux Grues. Elles venaient passer quelque temps à Sainte-Anne, où elles étaient reçues

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à bras ouverts par une jeune parente, Virginie Ahier, 1 élévée au presbytère et nièce de l’abbé Painchaud.

Les jeunes filles conçurent un Jour le dessein de jouer un beau tour à la tante Whitney. Il fut donc résolu que l’une d'elles se revêtirait du costume d’un collégien, puis on appellerait la tante et en sa présence le prétendu écolier embrasserait les cousines. Ce qui fut dit fut fait Le choix tomba sur Virginie Abhier qui s’habilla en conséquence, et puis comme 1l avait été convenu, on fit venir la tante et alors l’écolier se mit à courir après les jeunes

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