NAPOLÉON
Le pauvre Empereur faisait appel au dévouement de la garde nationale! Mais quel souverain et quel régime cette malheureuse troupe a-t-elle donc jamais su défendre? Ce n'est, je pense, ni Louis XVI ni l^ouis-Philippe, et elle a fini dans la honte et dans le sang après avoir renversé la colonne Vendôme et brûlé Paris devant les Prussiens.
J'ai écrit, étant prisonnier en Allemagne, tout ce qui a trait à l'armée du Rhin et à la capitula-
tion de Metz. C'est le simple récit d'un témoin occulaire qui s'est attaché à présenter les faits sans y faire intervenir la moindre fantaisie. Je n'ai porté aucun jugement ni sur les opérations militaires ni sur les chefs de l'armée, laissant ce soin à des plumes plus autorisées que la mienne.
Jo me contenterai, avant de commencer cette page douloureuse de notre histoire, de dire avec le général Deligny* :
« Jamais, à aucune époque, la vaillance et la solidité des troupes n'avaient été mises à de si rudes épreuves... »