‹ Souvenirs intimes du temps de l'empireChapitre 33 sur 52 · LUTZEN · texte numérisé non relu

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l'ouverture du Corps législatif, que Napoléon Ht en personne, à Paris, le 14 février 1813, il rappela à grands traits, aux représentants de la nation, les motifs et les malheurs de la guerre de Russie, la valeur de Farinée française, les services que ses alliés lui avaient rendus, les intrigues et les complots qu'avait fomentés l'Angleterre pendant son absence, et enfin ses sentiments particuliers relativement à la paix.

a Je la désire, avait-il ajouté, elle est nécessaire au monde. Quatre « fois depuis la rupture du traité d'Amiens j'ai fait des démarches a personnelles et officielles pour l'obtenir; on l'a refusée. . . Je ne ferai « jamais qu'une paix honorable et conforme aux intérêts et à la a grandeur de mon empire. Ma politique, à moi, n'est pas mysté- « rieuse. J'ai fait connaître les sacrifices que je pouvait faire; tant « que cette guerre maritime durera, mes peuples doivent se tenir « prêts à toute espèce de sacrifices. »

Ainsi, Napoléon avouait que c'était à l'Angleterre qu'il faisait la guerre, à cette Angleterre pour la ruine de laquelle il avait imaginé le système continental, à cette Angleterre qu'il était allé combattre en Prusse, en Autriche, en Espagne, en Portugal et en Russie; à cette Angleterre toujours présente ou cachée, avec ses ruses ou son or.

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