M. DE TALLETRAND A LA CAMPAGNE
Rochecotte était la résidence favorite de M. de Talleyrand, située à sept heures de Saumur, sur une colline verdoyante, d'où la vue domine, le cours de la Loire. Il y avait dépensé plus d'un million pour tracer des jardins, faire jaillir Teau en fontaines, planter et bâtir, en soumettant le terrain -à ses caprices de propriétaire.
L'habitation était meublée avec un luxe artistement associé à' l'élégance. IjCs vases à 4a Médicis, les armoires de Boule, les porcelaines de Chine, etc., etc., pouvaient amuser un curieux pendant toute une journée. La bibliothèque offrait aux hôtes studieux les meilleurs auteurs de toutes les époques, mais dont le plus grand nombre appartenaient aux littératures classiques.
Dans un pavillon, asile discret de la duchesse de Dino, l'oncle et la nièce se retiraient volontiers pour jouir en tête-à-tête de leurs souvenirs. Heureux les intimes qui avaient le privilège de venir les entendre causer I M. de Talleyrand y parlait rarement politique ; il y racontait volontiers les aventures de sa vie à l'étranger ; c'est là ce-
(1) Nous avons extrait ce qui précède, en Tabrégeant un peu, d'un mémoire devenu rare sur la vie privée et la vie publique de M. de Talleyrand.
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pendant qu'il fit son mot sur les doctrinaires : « Ce sont, disait-il, des gens qui demeurent entre cour et jardin, ils ne voient jamais dans la rue. » Il ne's*en vanta pas sans doute à M. Royer-Collard, lorsque celui-ci y fut admis.
Yalençay, dans le département de Tlndre, à quelques heures de Ghâteauneuf, plaisait moins que Rochecottc à M, de Talleyrand, quoique ce soit un plus beau château. Yalençay fut loué, en 1808, à Napoléon," qui y interna le roi d'Espagne détrôné.
M. de Talleyrand avait passé l'hiver de 1828 à Hyères • ïe D»" Allègre, qui le voyait presque journellement et dont il aimait la conversation, nous dit que même par les jours du plus beau ciel bleu et en se promenant au milieu des orangers en fleurs, il parlait souvçnt de Rochecotte, des jardins qu'il y avait tracés, des arbres qu'il y avait plantés, etc., etc. A sept ans de là, en 1835, voici ce qu'il écrivait à son ancien collègue, le comte de Gagern, dans une lettre datée de sa résidence favorite :
«... Votre ancienne amitié vous fait désirer de savoir quelque chose de ma santé : je vous dirai qu'elle est aussi bonne que le comporte le nombre de mes années, que je vis dans une retraite charmante, que j'y vis avec ce que j'ai de plus cher au monde, et que mon unique oecupation est d'y goûter, dans toute sa plénitude, les douceur» du far niente :
Lorsque de tout on a tftté,
Tout fait ou du moins tout tenté,
Il est bien doux de ne rien faire. . .
« Vous ne connaissez pas Rochecotte, sans quoi vous ne diriez pas : Pourquoi Rochecotte ? Figurez-vous qu'en ce moment j'ai sous les yeu^ un véritable jardin de deux lieues de large et de quatre de long, arrosé par une grande
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rivière et entouré de coteaux boisés, où, grâce aux abris du nord , le printemps se montre trois semaines plus tôt qu'à Paris, et où maintenant tout est verdure et fleurs. Il y a d'ailleurs une chose qui me fait préférer Rochecotte à tout autre lieu, c'est que j'y suis non pas seulement avec M"»« de Dino, mais' chez elle, ce qui est pour moi une douceur de plus. »
Ni à Rochecotte, ni à Valençay, M. de Talleyrand ne se livrait entièrement au far niente de la villégiature. Il ajoutait quelques pages à ses Mémoires ou écrivait des lettres dans lesquelles il dit lui-même ^u 77 travaillait^ mot qui n^indique pas d'ailleurs une occupation très-sérieuse, mais tout au plus l'absence d'un secrétaire, ce qui l'obligeait à tenir lui-nAme la plume. ,
Voici deux de ses lettres à un ami, M. de Giambone, écrites de' Valençay et communiquées par M. Parent de Rosan, amateur d'autographes :
« 21 juin.
« J'ai reçu par M. Andral, mon cher Giambone, une lettre de vous dont je vous remercie. Vous me rapprenez Paris, que j'avais complètement oublié.
« Je lis à peine les journaux ; je travaille et je me promène.
« Dans l'automne je me promènerai, mais je ne travaillerai plus.
« Le mois de juin passé, je m'abandonne à toutes les pertes de temps que l'on veut. ...»
Et môme après le mois de juin, dans une autre lettre du 81 juillet, M, de Talleyrand disait encore :
« Notre vie ici (à Valençay) est fort ordonnée, ce qui
rend les joum fort courts. On se trouve à la fin de la journée sans avoir eli un moment de langueur.
« Ce matin, nos lectures du salon ont été interrompues par l'arrivée d'un loup que les gardes venaient de tuer. C'est un gros événement pour la journée.
« Je travaille chaque jour plusieurs heures, et je me porte fort bien. ...»
« Tout était très-particulier chez lui, dit M. Sainte-Beuve, et le séparait du commun de l'humanité. Il avait la faculté singulière de dormir très-peu : il passait la nuit au jeu ou à causer, ne se couchait le plus souvent qu*à quatre heu« res du matin et se trouvait réveillé de fort bonne heure. Son pouls avait cette singularité d'être fort plein et d'avoir une intermittence à chaque sixième pulsation. Il avait môme là-dessus une théorie : il considérait ce manque de la sixième pulsation comme un tçmps d'arrêt, un repos de nature, et il paraissait croire que ces pulsations en mdins, et qui lui étaient dues, devaient se retrouver en fin décompte et s'ajouter à la somme totale de celles de toute sa vie, ce qui lui promettait de la longévité. Il expliquait aussi par là son peu de besoin de sommeil, comme si la nature avait pris ce sonuneil en détail et par avance à petites doses. »
11 est un axiome de Brillât- Savarin qui ne pouvait être ignoré de M. de Talleyrand : « L'homme mange; l'homme d'esprit seul sait manger, » Le Voltaire de la diplomatie mangeait tout naturellement en homme d'esprit. Il avait d'abord un excellent cuisinier ; il en avait toujours eu un, même sous la République, n'étant nullement un républicain Spartiate, ni un amateur du brouet noir. Mais il recommandait surtout à son chef de bien choisir sa viande et son
poisson; car, disait-il, je n'entends pas qu'on m'impose par l'art des aliments avariés. Il mangeait peu Im-même, maiâ il tenait à avoir chacfue jour une table abondamment servie pour choisir son plat. Il prétendait n'avoir jamais eu d'indigestion, quoiqu'il en eût causé quelques-unes à ses convives, et entre autres à un prélat romain qui rendit l'âme entre deux services, regrettant de ne pouvoir vivre jusqu'au dessert. Je n'ai dîné que deux fois oheaM. de Talleyrand; je ne suis d'ailleurs ni un gourmand ni un gourmet. Je n'ai donc pas le moindre titre pour vanter la bonne chère qu'on faisait à l'hôtel Saint-Florentin, mais je l'ai entendu vanter par M. de Villevielle, un des acolytes de Gambacérès, qui hésitait entre la table du grand chambellan et cell« de rarchi-chancelier du premier Empire. La cave de M. de Talleyrand était digne de sa cuisine et »onmoka était exquis. « Vivant principalement par l'intelligence, disent MM. Gh. Place et J. Florent, il appréciait le philtre qui activait saa énergie intellectuelle. Gomme Napoléon et comme Voltaire, il aimait le café et il savait le prendre. G*était plaisir à le voir porter sa tasse sous le nez et en respirer l'arôme avant d'y tremper les lèvres. »
Le prince de Talleyrand avait une échelle de proportion pour offrir aux convives qu'il recevait à sa table leur part de tel ou tel jplat. G'était une échelle descendant depuis le titre de duc jusqu'à la simple dénomination de monsieur. Il découpait lui-même et s'adressait à ses convives dans l'ordre suivant : '
— Monsieur le duc, Votre Grâce me fera-t-elle l'honneur d'accepter de ce bœuf ?
— Mon prince (titre romain inférieur à celui de duc), aurai-je l'honneur de vous envoyer du bœuf ?
— Monsieur le marquis, accordez-moi l'honneur de vous offrir du bœuf.
Digiti
— Monsieur le comte, aurai-je le plaisir de vous envoyer du bœuf ?
— Monsieur le baron, voulez-vous du bœuf ?
Lorsqu'il arrivait au simple Monsieur, le diplomate frappait sur son assiette avec la main, fixant ses yeux sur ceux du dernier convive, jusqu'à ce que celui-ci découvrît que c'était à lui qu'il s'adressait, et alors, l'illustre homme d'État disait ce simple mot sur le ton interrogatif : Bœuf ?
Si j'en jugeais par les deux fois que j'ai dîné chez M. de Talleyrand, il ne servait généralement lui-même que le potage ; mais je viens de citer un convive plus favorisé que moi.
MM. Florent et Place nous disent que M. de Talleyrand ne faisait qu'un repas, mais qu'il prenait parfois dans la journée un verre de madère. en y trempant un biscuit. Ils n'ont pas tort d'attribuer la bonne santé dont il jouissait à cette tempérance relative et aussi à ses habitudes régulières. Une s'abandonnait jamais aux langueurs de l'alcool. Sa toilette était pour lui un soin hygiénique, en même temps qu'une coquetterie, « le diplomate ne se montrant jamais que le visage composé et par^ aussi bien que Tesprit. » J'ai eu Thonneur de voir M. de Chateaubriand en veste de molleton et en bonnet de coton. La première visite que je fis à M. de Talleyrand était matinale, mais il était déjà habillé et avait ses cheveux poudrés, — ses cheveux qu'il portait très-longs et pendants sur les épaules^
M. de Talleyrand, disent encore les docteurs cités tout à l'heure, était le plus bel exemple c[ue l'hygiène morale puisse offrir de l'influence du moral sur le physique. Il était parvenu à réaliser le mens sana in corpore sano recommandé par la sagesse àntic[ue. Il avait su se soustraire à cette tyrannie de Torganisme, à ces accès de surexcitation nerveuse qui usent la vie à coups d'épingles. L'autopsie de son cerveau démontra qu'il avait à quatre-vingt-quatre
ans cet organe aussi consistant qu'un homme de quarante. Aussi il ne se souvint qu'au dernier moment que tout finit en ce monde, et il put s'étonner de ne pas vivre au moins jusqu'à cent ans. Lui annonçait-on la mort d'un ami d'enfance : « Ce cher un tel, disait-il froidement, il était du même âge que moi, » constatant ainsi un fait, mais n'en tirant pas de conclusions contre lui-même.
RëCONGIUATION UE m. de TALLEYRANI) avec L EGLISE.
Nous raconterons in extenso les derniers moments de M. de Talleyrand, d'après un témoin oculaire , M. Golmache, qui en dicta la relation à M"« Golmache et que celleci (Anglaise) écrivit en anglais pour une Revue de Londres, d'où elle fut traduite et publiée dans la Bévue Bri^ tanniqae (livraison de mai 1839). Mais d'abord, faisons un dernier emprunt à M. Sainte-Beuve, qui a cité lui-môme r article de la Bévue Britannique^ sans en connaître l'auteur et en l'attribuant à Thomas Haikes. — « Absous, quoi qu'il en soit, amnistié et applaudi des savants et des sages, restait pour M. de Talleyrand un autre point délicat à régler, l'article de la mort. Elle était moins simple pour lui que pour un autre, à cause de son caractère d'ancien prêtre, d'évêque marié. On y pensait fort et l'on était fort préoccupé autour de lui : il s'en préoccupait lui->mème depuis quelques années. Ce n'est pas que ses sentiments sur le fond des choses eussent le moins du monde changé. Il disait un jour à son médecin : « Je n'ai qu'une peur, c'est celle des inconvenances ; je ne crains pour moi-même qu'un scandale pareil à celui qui est arrivé à la mort du duc de Liancourt. » On remarquait que son front, si impassible,
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se rembrunissait toutes les fois qu'il était question dans les journaux d'un refus de sépulture pour un prêtre non réconcilié. Lorsque mourut la princesse, sa femme, qui depuis 1815, n'habitait plus avec lui, il prit soin que Finscription funéraire n'indiquât que le plus légèrement possible le lien qui les avait unis, un lien purement civil. Il lui échappa de dire en plus d'une occasion : « Je sens que je devrais me mettre mieux avec l'Église. » On remarquait encore qu'il revenait plus volontiers sur ses souvenirs de première jeunesse et sur ses années de séminaire ; il ne craignait pas de les rappeler. Dans son dernier discours prononcé à l'Académie, il avait comme pris plaisir à y faire allusion et à célébrer l'alliance étroite de la diplomatie et de la théologie, sous prétexte que le protestant Reinhard avait lui-môme passé par le séminaire.
« Il y avait déjà quelque temps, mais à une époque qui n'était pas très- éloignée, la duchesse de Dino étant tombée malade à la campagne, avait demandé à recevoir les sacrements. Était-ce une leçon indirecte, un avertissement qu'elle voulait lui donner ? Ge qu'il y a de certain, c'est que, la croyant plus mal, M. de Talleyrand était accouru, et il avait paru étonné de la trouver passablement: « Que voulezvous ? dit-elle, c'est d'un bon effet pour les gens. » M. de Talleyrand, après un mom^nt de réflexion, reprit : « Il est vrai qu'il n'y a pas de sentiment moins aristocratique que l'incrédulité (1). »
m La duchesse avait donné à sa illle, pour lui enseigner la religion, un jeune abbé, homme d'esprit, et dont la réputation commençait à s'étendre. M. de Talleyrand l'ayant un jour invité à dîner, l'abbé s'excusa en disant qu'il n'était pas
(l) Et n'est-co pas ainsi que RiTarol, qui se piquait d'aristocratie et de bonne compagnie, disait : « L'impiété est lu plus grande des indiscrétionst •
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homme du monde. Sur quoi M. de Talleyrand dit sèchement à M™e de Dino : « Cet homme ne sait pas son métier (i). » On comprit alors, on devina ce qu'il désirait. Il vit Tabbé et s'entretint avec lui. Il y eut consultation sans doute sur les démarches à faire pour se réconcilier avec l'Église. On exigeait de lui un écrit ; les premiers essais de sa façon qu'on envoya à Rome ne furent pas agréés : il fallait une simple soumission. M. de Talleyrand, pressé de nouveau par ses nièces, en vint à dire qu'il ne savait comment rédiger la chose ; que l'on essayât d'une formule, et qu'il verrait : — ce qu'on s'empressa de faire. Le brouillon revu par lui fut trouvé bon à Rome ; mais, quand il en revint, M. de Talleyrand le garda dans son secrétaire, décidé à ne le signer qu'au dernier moment.
« Depuis la fameuse séance académique, deux mois et demi s'étaient à peine écoulés. Un anthrax à la région lombaire et l'opération qui s'ensuivit déterminèrent la crise finale. Dès le mardi 15 mai (1838), M. de Talleyrand était dans un état désespéré. A cette nouvelle la famille, tous les amis, tous les curieux du monde accoururent à l'hôtel de la rue Saint- Florentin, et ils remplissaient le salon voisin de la chambre du malade. C'était un spectacle des plus singuliers, et quand je dis spectacle, je dis le vrai mot, car à l'instar des rois de France, M. de Talleyrand mourut, on peut le dire, en public. Pendant toute la journée du mercredi, l'çf* fort de ses proches fut pour hâtei* sa détermination et l'exhorter à remplir ses derniers devoirs. Il avait sa pensée, mais il attendait toujours. Il est évident qu'il ne voulait pas s'exposer, dans le cas où il eût survécu, ne fût-ce que de peu, à entendre les commentaires du public et à assister à
(1) M. Sainte-Beuve emprunte ceci aux Mémoires du baron de Gagern, qui le tenait de M^e de Dino. H nomme plus bas l'abbé Dupanloup.
D£ If. DE tALLBYRAND.
son propre jugement. Il se conduisait iei comme il avait coutume de faire avec les puissances qu'il quittait : il ne les abandonnait qu'au dernier moment, et -quand il estimait qu'il n'y avait plus chance de retour. Aux qppels pressants qu'on lui faisait, il répondait : « Pas encore I » Cependant le temps pressait, et l'on craignait qu'il n'attendît trop et qu'il ne fût prévenu par la perte de connaissance. La famille et les amis étaient dans une anxiété extrême. M. Royer- GoUard, l'un des assistants, m'a raconté à moi-même comment les choses se passèrent. Lorsqu'on crut qu'il n'y avait plus à différer, la petite-nièce du mourant, celle dont il parlait avec tant de prédilection dans une de ses' lettres et qui était « l'idole de sa vieillesse, » s'approcha de l'abbé Dupanloup présent, lui demanda sa bénédiction, et, forte de ce secours, prenant (comme on dit) son courage à deux mains, elle entra dans la chambre du malade. Elle en sortit, ayant obtenu ce qu'elle seule avait pu lui arracher. M. de Talleyrand avait enfin fixé son heure pour accomplir les actes religieux et signer sa rétractation. C'était le' matin du jour même où il mourut (jeudi 11 mai 1838). M°»« de Dino présidait à tout. La déclaration, au moment de signer, fut lue à haute voix devant lui, et quand on lui demanda quelle date il désirait y attacher, il répondit : « La date de mon discours à l'Académie. » — Ces deux démarches préméditées, celle de ses adieux au public et celle de son raccommodement avec l'Église, étaient liées dans son jBsprit.
« Cette conversion ou du moins cette rétractation amenée à bonne fin fit le plus grand honneur à l'ecclésiastique qui y avait présidé, et fut le grand exploit catholique qui illustra la jeunesse de l'abbé Dupanloup. Il mérita par son attitude en cette circonstance que M. Royer-Gollard présent, et qui d'ailleurs n'avait pour lui qu'un goût médiocre, lui
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dît poar compliment suprême : « Monsieur Tabbé, vous êtes un prêtre ! »
« M. Royer-Gollard réservait pourtant le fond de sa pensée ; il avait sur la mort de M. de Talleyrand un jugement qu'il gardait par devers lui, mais il ne le gardait qu'à demi, puisque parlant un jour de Tévêque de Blois, M. de Sausin, dont il respectait les vertus, il disait : « Le mot de véné" rable a été fait pour lui : il est peut-être le seul auquel je dirais tout ce que je pense de la mort de M. de Talleyrand. »