‹ Souvenirs (volume 2)Chapitre 149 sur 293 · G. G. CZERNICHEFF · texte numérisé non relu

G. G. CZERNICHEFF

Toutes ces réparations arrivaient trop tard. Les

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coups avaient porté; je ne pouvais perdre le souvenir des mois qui venaient de s'écouler ; je me senlais malheureuse. Cependant je renfermai ma peine. Je ne me plaignis de personne ; je gardai surtout lesilence, même avec mes plus chers amis, sur ma fille et sar celui qu'elle m'avait donné pour fils, au point de me taire avec mon frère, à qui j'écrivais souvent depuis qu'il m'avait appris un nouveau malheur; car ce temps de ma vie était voué aux larmes, et nous avions perdu notre mère *.

Tant de chagrins à la fois finirent par* altérer ma santé. Pour la rétablir, j'espérais beaucoup du chan* gement de lieu, et de la distraction^ en sorte que je me bâtai de finir le grand portrait en pied que je faisais alors de l'impératrice Marie, ainsi que plusieurs de ses bustes, et je partis pour Moscou le 15 octobre de Tannée 1800.

' Madame Jeanno Maissin, veuvd en premières noces de Looti Vigée, et femme en secondes noces de Jacques-François Le Serres, est morte, à Neuilly, le 9 avril 1800.

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