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n'étaient ignorées de personne, et je puis arfirmer que les récits qui m'en furent faits le jour même de mon arrivée étaient tous uniformes. Palhen, un des conjurés, n'avait rien négligé pour effrayer Paul d'un complot formé, disait-il, par l'impératrice et ses enfants, pour s'emparer du trône ; la méfiance habituelle de Paul ne le porta que trop à prêter l'oreille à ces fausses confidences, et elles l'irritèrent au point qu'il finit par ordonner au perfide conseiller de conduire sa femme et les grands-ducs à la forteresse; Palhen refusa d'obéir sans un ordre signé de l'empereur; PanI signa ; muni de ce papier, Palhen le porte aussitôt à Alexandre. « Vous voyez, lui dit-il, que votre père est fou, et que vous êtes tous perdus si nous ne le prévenons en le faisant enfermer lui-même. » Alexandre, qui voyait sa liberté et celle des siens menacée, ne donna pourtant par son silence qu'un consentement tacite à ce projet, qui devait se borner à mettre uo insensé hors d'état de nuire ; mais Palhen et sjs complices crurent devoir aller plus -loin.
• Cinq conjurés se chargèrent de comme tire l'attentat, et l'un d'aux fut ce Platon Zuboff, l'ancien favori de Catherine, que Paul avait comblé de faveurs, après l'avoir rappelé de l'exil. Tous les cinq se rendirent dans ta chambre à coucher de Paul, qui était au Ht; I^ deux gardes placés à la porte en défendirent l'entrée avec courage, au point que l'un d'eux fut tué ^ ; i^ais ils résistèrent inutilement. A la vue de ces furieux qui se précipitaient sur lui, Paul se leva ; comme il éla^^
1 L*impûratrice Marie a pris Tautre à son service.
{Note de routeur.)