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liO S3CVENiaS DE MilDAME VIGËË LE BRUN.
« Madame,
(( La Comédie Française me fait Thonneur de me charger de vous adresser la copie d'un arrêté qu'elle vient de prendre pour rétablir votre nom sur la liste des entrées à son théâtre ; elle vous prie d'agréer cet hommage comme une marque de son admiration pour vos rares talents, et de la hauCe estime que vous lui inspirez à.tant de titres.
« J'ai l'honneur, etc.
(( Maignien, secrétaire^ i
La Comédie Française ne se borna pas à me donne cette marque flatteuse de son souvenir : Mole et Fleury allèrent trouver mon frère pour lui dire que les premiers acteurs désiraient venir jouer une comédie chez moi, et Vestris le père le prévint aussi que l'Opéra danserait un ballet après la pièce. Tout cela, selon leur plan, devait avoiir lieu dans ma galerie. Quoique sensible autantqu'on peut Timagiaeràces témoignages de bienveillance pour moi, ne désirant pas être placée en évidence, je refusai des hommages si flatteurs; toutefois, j'en ai conservé un souvenir d'autant plus reconnaissant qu'il semblait que Paris voulût me consoler, à mon retour, de tant d'odieuses calomnies qui avaient précédé mon départ.
La première fois que j'allai au spectacle, Taspect de la salle me parut extrêmement triste; habituée comme je l'étais à voir autrefois en France, et depuis dans l'étranger, tout le monde poudré, ces têtes noires et ces