CHAPITRE V
après moQ arrivée, je eommençai ce portrait où Tarnbassadrice est peinte presque en pied, tenant en main et regardant un médaillon sur lequel était le portrait de son mari ^. J'avais donné la première séance, quand je vis arriver chea moi le chevalier Sir William Ha« mittQD/ambassadeor d'Angleterre àNapIes, qui me demandait en grâce que mon premier portrait fait dans cette ville fût celui d'une superbe femme qu'il me présenta; c'était madame flarte, sa maîtresse^ qui ne tarda pas à devenir lady Hamilton, et que sa beauté a rendue célèbre. D'après la promesse faite à mes aimables voirins, je ne voulus commencer ce portrait que lorsque celui de la comtesse Bcawronski serait avancé. Je fis en même temps un nouveau portrait de lord Bristol, que je retrouvai à Naples et dont on peut dire qu'il passait sa vie sur le Vésuve^ car il 7 montait tous les jours»
Je peignis madame Harte en bacchante couchée au bord de la n^er, et tenant une coupe à la main. Sa belle figure était fort animée et contrastait complètement avec celle de la comtesse ; elle avait une quantité énorme de beaux cheveux ch&tains qui pouvaient la couvrir entièrement, et ainsi en bacchante, ses cheveux épars, elle était admirable.
Le chevalier Hamilton faisait faire ce portrait pour lei; mais il faut savoir qu'il revendait très-souvent ses tableaux lorsqu'il y trouvait un bénéfice ; aussi, M. de Talleyrand, le fils aîné de notre ambassadeur à Naples, entendant dire un jour que le chevalier Ha-
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