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QUELQUES PORTRAITS DE JACOB MARIS

à M. Thiébault-Sisson.

e 7 Août 1899 un bulletin spécial annonçait à La Haye, ce qui ne se fait que lors de graves événements, la mort du peintre J. Maris.

^) „Elsevier's Maandschrift" Septembre 1899.

lOO QUELQUES PORTRAITS

En effet J. Maris était un grand souverain en son art, et, plus complètement que bien des princes, il continuera à vivre par son œuvre superbe qui donne une vision si complète et synthétique du paysage hollandais.

Tout passe. — L'art robuste Seul à éternité. . .

Quoique Maris ait souvent peint, dans sa jeunesse principalement, des sujets de figure, et plus tard quelquefois ses enfants, tout jeunes encore, avec une rare délicatesse de pénétration et une incomparable richesse de ton, ce grand artiste est plus complet encore comme paysagiste.

La Hollande, si riche et variée d'as-

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pects, si belle par sa limpide atmosphère, par la fraîcheur savoureuse de ses verdures transparentes et pures, par ses eaux claires qui reflètent presque partout des ciels lumineux et changeants, la Hollande, avec ses vieilles cités etses moulins colorés, tombant en ruine, — un des plus beaux pays du monde, a été aimée et comprise par Jacob Maris comme aucun peintre ne l'avait fait avant lui.

A travers les siècles cet œuvre grandiose témoignera de son amour du sol natal et de sa vision supérieure.

Quand un grand homme est mort, il ne reste parfois de lui, à côté de son œuvre, que quelques portraits. De

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