T02 QUELQUES PORTRAITS
Maris, il en existe peu : quelques photographies, de bons dessins de Veth et de Haverman, et une pointe-sèche de P. dejosselin de Jong.
Peu donc, et c'est pourquoi j'ai cru utile, pour ceux qui n'ont pas connu personnellement ce peintre, de mentionner ces portraits d'après nature, qui, n'ayant pas la durée du bronze, disparaitront bien vite.
Selon moi, le plus beau portrait est celui qu'on s'est créé soi-même, celui que l'on voit en fermant les yeux, évoquant l'aspect, le visage, ou le regard de celui ou de celle qui n'est plus. Alors la matière s'efface, et ce qui est l'essentiel de la plupart des portraits, la ligne
et la couleur, s'atténuent et l'âme seule survit. . .
Il y a quelques douze ans, Willem Maris le jeune fit une belle photographie de son père, assis dans son atelier.
On y retrouve en grande partie la délicatesse des formes qui caractérisaient le visage de J. Maris, quoique la tête soit prise en profil perdu.
La photogravure-Goupil a durement reproduit ce cliché dans la livraison de Juillet 1889, de la revue Les Lettres et les Arts.
Toutes les finesses du modelé et de l'expression subtile ont disparu dans cette reproduction.
Un photographe de La Haye, qui