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l'.o iViMmi'I p.is |ii)ur aliaii(li)iiiicr leur cause sans retour qu'ils avaient niainlenu le Maréclial à la tète de rKtat. « Vous voulez, » (lisait leur plus satrace anlagonislc, Jules SitMon, « faire en plusieurs années ce que vous n'avez pu faire en trois mois. » En effet, ils ajournaient leurs espérances, mais n'y renoueraient pas. Le promoteur du Septennal. Hroj-lie, n'avait pas cessé de considérer la monarchie comme le g-ouvernemeni natuiel et normal de la France, el les institutions qu'il méditait de fonder autour du .Maréchal étaient, dans sa pensée, les pierres il'altente de l'édifice monarcliique.
Cependant il est rare que les œuvres iiiimaines répondent pleinement au.\- visées de leurs auteurs; et les "-ouvernemcnls reçoivent souvent leurs organes nécessaires de ceux qui n'avaient pas souhaité d'avance leur avènement. Si le Maréchal et ses [jartisaus n'avaient pas été renversés, seraient-ils arrivés à rétahlir la monarcliie? Il y a lieu d'en douter. Mais à défaut de la monarchie, ils auraient rendu la réi)uldi(|ue véritablement conservatrice ; ils sont tombés — la suite de ce récit le montrera peut-être — en cherchant à procurer à la France, sous le g-ouvernement républicain, deux choses qui sauvegardent ailleurs ce gouverncmcul, et qui lui manquent encore en notre pays : une Assemblée représentative élue i-n vertu dune autre loi (|ue celle du nombre et capable de faire contrepoids au suffrage universel; un pouvoir exécutif indépendant et efficace.