SOS SOUVENIRS POLITIQUES
ndMes, « toute lii milico cléricale mobilisée parce que le pape avait jiailé n II y avait donc conlrafliction entre le ministre cl le tribun, et celui-ci avait derrière lui la majorité républicaine.
Après le discours de Gambetta. Jules Simon, redoutant de se prononcer, avait d'abord gardé le silence. La séance avait été suspcnilue. Ce silence ne suffisait point à la gauche; il lui fallait la soumission du ministre à l'injonction du tribun. Pour arracher cette soumission, elle tira parti d'un article de journal fait pour ofTenser Jules Simon; et, comme s'il était besoin alors de viser et d'atteindre à la fois dans l'Église les personnages les plus éloignés les uns des autres, ce journal, la Défensf sociale et religieuse, était celui de l'évéque d'Orléans. Mgr Dupanloup venait de le fonder. On y lisait que « M. Jules Simon avait été mis en demeure par le gouvernement du Maréchal 1) (quel pouvait bien être ce gouvernement occulte?) « de donner solennellement aux catholiques toutes les garanties désirables... » et que « si, au dernier moment, il reculait, on savait bien les moyens de l'obliger enfin à venir à la politique de protection religieuse et sociale à laquelle il avait fait défaut jusque-là ». Rien n'était plus capable d'irriter un homme tel que Simon et de le tourner contre la droite et le clergé. Durant la suspension de séance, le journal circula parmi les groupes de gauche et fut placé par eu.x sous les yeux du ministre. A la reprise de la délibération, un compère signala l'article injurieux. Aussitôt le ministre éclata de colère, d'un geste théâtral saisit le journal, le déchira, le foula au.\ pieds à la tribune, protesta de sa résolution do mettre la loi en mouvement contre quiconque se servirait abusivement de la religion pour troubler la sécurité du pays, enfin accepta Tordre du jour provofjué par Gambetta et proposé d'un conunun accord par les présidents des trois groupes de la gauche, MM . Laussedat. Lcbloml ctde Marcère. Il étaiiainsicon(;u :