‹ Souvenirs sur l'Impératrice EugénieChapitre 24 sur 45 · PREFACE XXVII · texte numérisé non relu

PREFACE XXVII

des «blouses blanches », la reine de Hollande assistait au château à une réception de gala donnée en son honneur. Filon raconte cette soirée : tout le monde a l'air contraint ; les yeux se portent involontairement vers les croisées qui donnent sur le Carrousel : « L'orchestre de Waldteufell lance ses valses les plus entraînantes ; cinq ou six couples se risquent; valser ce soir est une forme de dévouement à l'Empereur. Quand la musique s'arrête, on entend les clameurs de la* foule chargée par les agents. Au souper, beaucoup de tables sont vides : souper, c'est aussi du courage. »

Passons une année ; arrivons en août 1870, à l'état d'esprit d'alors : défaites coup sur coup, l'angoisse succédant à de grands espoirs, l'incapacité militaire révélée, Paris menacé, Paris attendant l'ennemi ; pour défendre les Tuileries, quelques troupes, et que l'on dit n'être pas toutes sûres ; d'autre part, de nouveaux bataillons de garde nationale ont été créés : les anciens bataillons avaient été prudemment recrutés dans la bourgeoisie ; dans les nouveaux, le populaire entra, et il était certainement révolutionnaire. Collision entre deux parties de l'armée, collision entre l'armée et la garde nationale, tout était possible, probable, avec suites incalculables. L'Impératrice a bien fait d'interdire à l'Empereur de rentrer

à Paris.

Mais voici une autre accusation qui porte juste ,

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