‹ Souvenirs sur la révolutionChapitre 11 sur 35 · DU C O M 1 !•: D F, R O C H F, C H O U A R T . 2 I · texte numérisé non relu

DU C O M 1 !•: D F, R O C H F, C H O U A R T . 2 I

de l'autre côte de TElbe; mali;ré le chant de victoire de ?NapoIéon, rarmée française ne se crut pas en forces pour effectuer le passaye de TElbe; les alliés s'établirent entre la Sprée et la Neiss, s'y fortifièrent dans une excellente position, en attendant une attaque.

Le I I mai, les quartiers généraux russe et prussien couchaient à Bautzen, où nous avions été si bien reçus (Quelques semaines auparavant. L'aspect de la ville était bien changé! la tristesse et le découragement remplaçaient la joie et Tenthousiasme, tout, jusqu'à la températ'.irc, était changé! le ciel se voilait de gros nuages noirs, cjinme à la veille d'une grande tempête.

Le I 2 mai, notre quartier général se transporta a Hochkirch, nom de mauvais augure, célèbre par une défaite du grand Frédéric en 1752. Le 19, deux grosses nouvelles c'rculèrent dans Pintimité du quartier général : un engagement important aurait eu lieu sur notre extrême droite, près de Kœnigswartha; le général Barclay de Tolly aurait battu une division italienne commandée par le général Pery : sept pièces de canon et deux mille prisonniers, dont le général Balathier, seraient restés au pouvoir des allies. La seconde parlait d'une demande d'armistice arrivée à nos avant-postes, mais nous l'aurions refusée, dans Tespoir d'un succès complet sur Tarmée française et peut-être dans l'espoir de la réussite d'une négociation secrètement entamée avec l'Autriche, par rintermédiaire du baron Marschal, pour la décider à se joindre aux alliés; cette convention aurait même été signée sans la fatale retraite de Lutzen.

Le jeudi 20 mai, commençait la grande bataille, appelée p:ir les Français : bataille de Bautzen, et par les Russes : bataille deWurschcn. Poursuivre tous les mouvements, l'empereur Alexandre s'exposa outre mesure ; partout où il se portait avec son état-major, notre troupe dorée attirait

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les regards de l'ennemi, et une batterie était dirigée sur nous; plusieurs officiers lurent tués ou blessés; un boulet de canon passa entre les jambes de mon cheval qui fit un tel écart, que, désarçonné, je tombai sur un tas de pierres; meurtri, je boitai plusieurs jours. Après une lutte acharnée et des prodiges de valeur de part et d'autre, le feu cessa vers dix heures du soir. Nos troupes, n'ayant pas éprouvé de grandes pertes, bivouaquèrent dans leurs positions, à Texception de notre gauche qui, renforcée d'une brigade de la garde impériale, se porta à une meile en avant; l'Empereur et le roi de Prusse couchèrent tous deux à trois meilen du champ de bataille.

Le lendemain 21, le canon commença à gronder à quatre heures du matin. Vers deux heures de l'après-midi, Napoléon nous trompait par une fausse attaque sur notre extrême gauche appuyée aux montagnes qui séparent la Bohême de la Saxe. En même temps, il ordonnait au maréchal Ney de renforcer son corps d'armée des divisions Reynier et Lauriston ; et avec cet effectif de soixante mille hommes, de tomber, avec la vigueur d'une si grande supériorité numérique, sur deux corps détachés de notre extrême droite, commandés : l'un par le général russe Barclay de Tolly, l'autre par le général prussien Blûcher. Ces deux divisions, menacées d'être séparées de leur armée, repassèrent la Sprée. L'empereur de Russie, craignant de se voir acculé contre les montagnes de Bohême, se décida à la retraite, pendant qu'il était encore temps.

A six heures du soir, ordre fut donné à la garde impériale de prendre la tête de colonne, afin de se porter immédiatement sur Hochkirch; les autres corps devaient suivre le mouvement de retraite dans le plus bref délai.

Cette mémorable retraite couvrit de gloire l'armée

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russe par Padmirahlc régularité et Tordre avec lesquels elle s'exécuta, sans précipitation ni confusion. Le comte Pierre Pahlen commandait cette valeureuse arrière-garde, que les meilleures troupes du monde, tout en la poursuivant sans relâche, ne purent jamais entamer, ni même lui prendre une pièce de canon, ce qui faisait dire à Napoléon, qui commandait lui-même Tavant-garde française : « Comment, après une telle boucherie, aucun résultat! (c point de prisonniers! ces gens-là ne me laisseront pas <( un clou!,. » {Manuscrit de i8i3, baron Fain, tome I", page 421.)

Le baron de Croissard, colonel d'état-major dans Tarmée russe, officier joignant à une grande expérience de la guerre une bravoure des plus téméraires et une ■exaltation incroyable, eut avec le roi de Prusse une conversation dont je fus témoin. Cette conversation, tenue sur le champ de bataille, un instant avant que parvînt Tordre de retraite, aurait pu tellement changer les événements, que je vais en donner un extrait, me rappelant presque les expressions textuelles.

Le baron de Croissard niait l'importance de Téchec de notre aile droite se repliant et abandonnant le terrain, prétendait que cela ne signifiait rien et pouvait même se changer en victoire complète pour Tarmée alliée; montrant Taile gauche qui n'était plus attaquée : « Là est la vic- « toire, s'écriait-il, nous avons une grande force réunie, « profitons-en pour culbuter tout ce qui est devant nous, <c nous tornberons sur le flanc droit de Tarmée française « dégarni en ce moment, cela est certain; en opérant « comme je le dis, nous renversons tous les plans et ren- « dons nulles les manœuvres savantes du grand général; « il n'aura pas le temps de parer à la destruction de son aile « droite, cemouvementnousassureunevictoirecomplète. »

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Le roi de Prusse, fort impressionné par cette conversation, s'approcha de l'empereur Alexandre, lui proposa d'ordonner la manœuvre conseillée par le baron de Croissard. Il est évident qu'elle pouvait encore s'exécuter, et si elle avait réussi, comme il l'affirmait, quels changements dans les événements qui suivirent la bataille de Bautzen! L'empereur Alexandre, après avoir réfléchi un instant sur cette étrange proposition, dit : «■ 11 est trop « tard, Je ne puis prendie pareille résolution sans quel- « ques minutes de réflexion, et je vais ordonner la « retraite. » Je me suis bien souvent depuis rappelé cette conversation, et plus j'ai réfléchi, plus j'ai trouvé la manœuvre exécutable et devant changer la défaite en victoire.

Le soir de cette mémorable journée, l'empereur Alexandre et son état-major couchaient à Reichembach, éloigné de quatre mcilen du champ de bataille; nous y arrivions à minuit, morts de faim et de fatigue. Le lendemain matin, à sept heures, le prince Wolkonski me donnait l'ordre de me rendre à Bunzlau, sur le Bobre : I" pour donner une autre direction à la garnison française de Thorn,qui, d'après les termes de sa capitulation, devait rentrer en France; 2» pour ordonner au grand wagcnburg de réserve, placé sous les ordres du général Kertcl, de repasser l'Oder. Je devais rendre compte de ma mission, a Godeberg, à l'Empereur lui-même, qui devait y arriver le 20 ou le 24 au plus tard.

Je fus obligé d'aller chercher jusqu'à Lowemberg, cuiq meilen de Bunzlau, l'officier d'état -major russe chargé d'escorter la garnison de Thorn ; je le rencontrai heureusement, au moment où il prenait une direction qui le conduisait au beau milieu de notre armée en retraite ; il inclina sur la gauche, et je l'accompagnai jusqu'à

Werdan, château appartenant au comte de Frankenstein. Je passai une charmante soirée près de cette aimabi: la mille; on ignorait encore dans ce bourg l'issue désastreuse pour l'armée alliée de la bataille de Bautzen, je me gardai bien d'en rien dire. Mes deux missions remplies, je retrouvai le quartier général ù Godeberg, le 24 iTiai; l'Empereur présidant un conseil, je rendis compte à notre chef d'état-major.

Le 4 juin, nous apprenions dans le petit village >'e Scheidnitz la conclusion d'un armistice signé à Pleiwit', p;!r le comte Schouwalofï pour la Russie, le général Kleist pour la Prusse, et M. de Caulaincourt, duc de Vicence, pour la France,

Habitants ou soldats, tout le monde accueillit avec joie ceri.e nouvelle; à mon avis, cette suspension d'hostilités était désavantageuse pour Napoléon. Ne voulant pis faire les sacrifices que Ton exigeait de son amour-propre, ou signer la paix quand même, il laissait ainsi le temps à ses ennemis de rassembler de nouvelles troupes, permettait à Tempereur de Russie et au roi de Prusse de pou^>ser les négociations avec l'Autriche, pour la décider enfin à se joindre à eux avec une armée de deux cent mille hommes. Napoléon avait, lui aussi, grand besoin de repos pour recevoir les secours en hommes, chevaux, munitions, vivres et habillements, indispensables pour continuer la guerre; mais alors, il aurait dû céder devant la rigueur des circonstances et se hâter de conclure la paix, pour rompre la coalition qui le menaçait; mais les arrêts de la Providence étaient prononcés, décrets contre lesquels les efforts ou la science humaine ne sont rien.

Le baron Fain, dans son Manuscrit de 181 3, tome II, page 98, nous fait connaître les conditions imposées par les puissances alliées : « Le mot de TAutriche avait été

entin prononcé le 7 août, M. de Metternich avait demandé : la dissolution du duché de Varsovie, qui serait partagé entre la Russie, l'Autriche et la Parusse; — le rétablissement des villes de Hambourg, Lubeck et Francfort dans leur indépendance; — la reconstitution de la Prusse avec une frontièresur TElbe; — la cession à l'Autriche de toutes les provinces illyriennes, y compris Trieste; — la garantie réciproque que l'état des puissances grandes et petites, tel qu'il se trouvait fixé par la paix, ne pourrait plus étrj changé ni aliéré que d'un commun accord. — La question de Tindépendance de la Hollande et de l'Espagne avait été également posée, mais on n'avait pas paru éloigné de l'ajourner à la paix générale. Napoléon avait passé la journée du g à délibérer, il s'était décidé à donner sa réponse à peu près dans ces termes : Il n'y aura plus de duché de Varsovie, soit! mais Danzig sera ville libre, ses fortifications seront démolies ; le roi de Saxe sera indemnisé par la cession des territoires de la Silésie et de la Bohème qui sont enclavés dans la Saxe; les provinces illyriennes seront cédées à l'Autriche, on consent même à abandonner le port de Fiume, mais Trieste ne sera pas compris dans la cession ; la Confédération germanique s'étendra jusqu'à l'Oder; enfin, l'intégrité du territoire danois sera garantie. »

Napoléon, frappé d'aveuglement, ne voulait pas rendre Trieste à l'Autriche ni céder Danzig à la Prusse; il voyait cependant la Russie, la Prusse, la Suède coalisées, il devait également savoir que l'Autriche hésitait et finirait par se joindre aux autres nations de l'Europe.

Le 5 juin, le quartier général russe quittait Grœtchs pour aller s'établira Peterswalden, village de Silésie. Un magnifique château, appartenant au comte de Stolberg,

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explique le choix de ce village pour la résidence de l'Empereur. Le général Barclay de Tolly, commandant en chef" de l'armée prusso-russe, resta à Reichembach, petite ville de Silésie ù cinq meiien de Pcterswalden; il gardait près de lui son ctat-major et tous les diplomates qui suivaient Tarmée russe.

L'armistice nous permit de faire de nombreuses excursions dans cette belle province de Silésie, une des plus riches et des plus pittoresques de toute PAUemagne La diplomatie travaillait, échangeait des notes, des proto colcs, et Parmée se reposait.

Dans les premiers jours de juillet, le comte NesselroJc, chefde la chancellerie du cabinet de Tempcreur de Russie, me demanda et me dit : « Deux princes de la maison de « Bourbon, Monseigneur le comte d'Artois et Monsei- « gneur le duc dWngoulême, viennent d'arriver à Col- M berg, petit port de la Poméranie, sur la Baltique; ils <t sont restés à bord de la frégate anglaise qui les a amenés, « et attendent la réponse à une lettre qu'ils ont écrite à « l'empereur Alexandre. Cette lettre nous met dans un « certain embarras, car si, d'un côté, l'Empereur a le plus « vif désir de voir le roi de France rétabli sur son trône « légitime, de l'autre, il a de grands ménagements à » garder vis-à-vis de l'empereur d'Autriche, prêt à entrer « dans la coalition. Que cette confidence vous sullisc « pour bien comprendre la situation exceptionnelle dans « laquelle se trouve noire souverain; je ne puis ni ne dois « entrer avec vous dans de plus amples détails qui lien- '! ncnt à des secrets diplomatiques de la plus haute imporj« tance, vous en savez assez, par ce que je viens de vous « confier, pour dire aux augustes personnages auxquels (( vous allez porter la lettre de l'Empereur, tout ce que « vous jugerez de plus convenable à ajouter à cette

« réponse. Elle n'est pas aussi précise que Sa Majesté « l'aurait désiré, vous devez donc essayer d'amener ces « princes à patienter et à attendre, soit ù Colberi;, soit « ailleurs, un moment plus favorable à leurs intérêts, une « lataille gagnée par exemple. Quel sera le résultat des <( négociations de paix entamées à Prague? Je Tignorc, « Parlez-leur des bonnes intentions de TEmpereur a leur « égard, ajoutez qu'il ne cesse d'adresser des vœux au « Ciel pour qu'ils rentrent dans leur patrie, mais en « même temps, faites-leur bien comprendre que le mo- « ment n'est pas opportun pour agir ostensiblement en « leur faveur. « Telles furent les instructions que je reçus et dont je devais bien me pénétrer, pour mériter la conliance que le ministre me témoignait. Je ne me dissimulai pas cependant que le choix était dû à ma qualité de gentilhomme français, et non à mon mérite personnel. A la lettre de l'Empereur, le comte Nesselrodc joignit un passeport prussien et une dépêche du comte de Hardemberg pour le commandant de la forteresse de Colberg. Il me remit une somme de trois cents ducats pour faire ce long voyage dans des conditions en rapport avec ma position d'aide de camp de l'empereur de Russie en mission, et pour un séjour plus ou moins prolongé à Colberg. Je me dirigeai sur Breslau pour me rendre à Berlin, où je couchai, étant arrivé trop tard pour faire viser mon passeport, et l'ordre de me délivrer à chaque relais des chevaux de courrier.

Ne pouvant passer par Stettin occupé par les Français, je dus faire un long détour par Stargard, je mis trois jours et quatre nuits pour frahchir cent quatre-vingts lieues. A peine descendu de mon chariot de poste, Je me rendis chez le colonel Dumoulin, commandant la place. Cet officier supérieur, après avoir pris connaissance de iu

dépêche du comte de Hardemberg, me dit en très bon français : « Mon Dieu, je suis désolé de ce qui vient « d'arriver, les princes français sont partis hier matin à la « pointe du jour; la frégate anglaise qui les a amenés ne « pouvait attendre plus longtemps, son commandant « ayant une mission pressée pour un port de Suède. « Les princes m'avaient bien dit qu'ils attendaient une « réponse du quartier général des alliés, mais Je n'avais « reçu aucun ordre à cet égard, et ma forteresse étant « en état de siège, je n'ai pas cru devoir leur permettre « de descendre à terre et d'y demeurer jusqu'à l'ar- « rivée de ladite réponse, de peur de me compromettre « dans une intrigue diplomatique, qui n'est pas de mon « ressort. « Je lui répondis, un peu piqué de ces singulières paroles : « Je suis certain, colonel, que vous serez « blâmé par votre gouvernement, pour ce refus d'hospi- « talité à des princes qui ne sont assurément pas des « ennemis de votre souverain; ils vous avaient franchece ment donné connaissance du motif qui les retenait à (( Colberg; vous étiez du reste parfaitement au courant, « puisque vous avez signé le passeport de l'estafette expé- « diée par les princes, à Reichembach. Je suis porteur « d'une lettre de S. M. l'empereur de Russie pour eux, « il faut que je m'acquitte de ma mission; n'y a-t-il pas « un bâtiment quelconque sur lequel je puisse monter « tout de suite et essayer de rejoindre la frégate ance glaise? »

Le commandant, un peu déconcerté de sa conduite, me dit : « Par suite de l'état de siège, aucun bâtiment ne sta- « lionne dans le port ni dans la rade. J'ai à ma disposition (( deux chaloupes de pêcheurs, mais elles sont hors d'état (( d'aller en pleine mer, vous pouvez vous en assurer en « m'accompagnant sur le quai. » J'acquis, par cette pro-

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menade, la triste certitude que je devais renoncer à tout espoir de remettre la lettre de Tempereur de Russie à son adresse.

Le lendemain, en visitant les fortifications, j^appris par le major de place que le colonel Dumoulin descendait des protestants réfugiés en Prusse après la révocation de Tédit de Nantes. Ce major ajouta : « Le colonel a été fort incon- « venant avec les princes, même impoli, tant il éprouvait « de satisfaction à faire sentir aux descendants du grand « Roi la rancune invétérée qu'il garde de Témigration « forcée de ses ancêtres. » Depuis, j'ai pu me convaincre, en effet, que les ennemis les plus acharnés de la France descendaient des protestants émigrés après la révocation de redit de Nantes.

Je me reposai vingt-quatre heures à Colberg. Le colonel Dumoulin avait exigé que je vinsse demeurer chez lui ; malgré ses instances pour me retenir plus longtemps, je repris la route de Berlin, fort dépité d'avoir manqué une si belle occasion d'être utile et d'être présenté à des princes de la famille royale de France, mes seigneurs naturels.

Comme rien ne m'obligeait à hâter mon retour, je m'arrêtai trois jours à Berlin, pour visiter cette ville et faire des achats nécessaires ; entre autres, une petite calè:he très légère, qui me fut très utile pendant le reste de la campagne.

De retour à Peterswaldau , je rendis compte de ma mission, manquée, au comte Nesselrode et lui restituai la lettre de l'Empereur. Je m'aperçus facilement du plaisir que faisait éprouver la non-réussite de ma mission; cette affaire se terminait ainsi, à la satisfaction du prince deMetternich,donton connaîtla haine pour les Bourbons en général, et pour Louis XVIII en particulier. Pendant mon voyage, l'alliance avec l'Autriche avait été conclue.

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