‹ Souvenirs sur les commencements de l'Union St. Joseph de Montréal [microforme]Chapitre 3 sur 24 · FONDATEUR DE L'UNION ST. JOS£PH · texte numérisé non relu

FONDATEUR DE L'UNION ST. JOS£PH

Les premiers Règlements ont été faits en Mai 1851. Ces Règlements étaient

très-sévères, et on conçoit que, dans le principe, ils devaient l’être : les contri:

butious se payaient chaque semaine ; et si un membre se laissait ar:iérer de plus de deux semaines, la Société pouvait rayer son nom de la liste des membres et l’exclure de son sein.

Au commencement de Juillet 1851, la Société avait en dépôt $2.50 ; de plus, le Trésorier avait entre les mains une somme de $2. Celui-ci partit pour les Etats-Unis, et l’on crut lPargent perdu, C’est bien peu de chose que $2, cepeudant remarquons que c'était près de la moitié des valeurs de la Société. Malgré cela, on ne cria pas au voleur; on crut plus prudent de se taire: n’en disons rien, disaient ceux qui connaissaient le désastre, car peul-étre ce dommage ferait lomber notre. Association. On se tut, et l’on fit bien; car uelque temps après, notre Trésorier revint de sa promenade ou de ses affaires, et avec lui revinrent les $2, dont l’absence avait causé tant d'émoi. On se réjouit beaucoup, non pas tant d’avoir reconvré l’ar< gent que d’avoir retrouvé l’honnêteté

RE D DEAR ES à ss

pierre ciatin recev« métie vers le année On prove des q veuve!

y avai ces. ( bourse le nor collect nécess:

On :

tre le :

joui di J. B. £

- 2h sen

Sociét En | sait d’

dans le s contriaine ; et de plus pouvait 1embres

rt 1851, de plus, ins une pour Îles | perdu, , Cepeus de la Malgré on crut

disons jssaient mmage

On se e temps sa provec lui e avait t beaurré l’ar< nnêteté

à \ he # # k $

que l’on avait craint un in:tant de voir égarée.

On s’aperçut bientôt qu’en ne recevant dans la Société que :les tailleurs de pierre, on ne pourrait former une Asso.

ciation assez puissante, et on résolut d’y recevoir les ouvriers d’autres corps de métier, ce qui commença d’avoir lieu vers le premier Octobre de la première année,

On désirait n’employer l’argent qui provenait des contributions et des amendes que pour le soutien des malades, des veuves et des orphelins; cependant, il y avait besoin de siéges pour les séances. On en appela au bon cœur et à la bourse des membres : et chaque 1oïs que le nombre en augmentait, on faisait une collecte qui suffisait pour faire le banc nécessaire.

On sera peut-être curieux de connaïtre le nom du premier ouvrier qui ait joui du bénéfice de la Société: c’est M.

J. B. St. Louis qui retira $7.50 pendant

- 2 semaines de maladie, alors que la

Société n'avait que $30 en caisse.

En Décembre, la Société se composait d’environ 60 membres : comme on

recevait depuis deux mois, dans l'Association, les ouvriers de tout corps de métier, quelqu'un proposa de recevoir aussi des charretiers. Cette proposition souleva de l'opposition : il y eut une Jongue discussion qui se termina cependant par l’adoption de ia mesure qui avait été proposée. Mais alors 80 à 36 membres qui s'y étaient opposés donpèrent leur résignation. Soit que cette difficulté eût été connue au dehors, soit pour quelqu’autre raison, plusieurs personnes pensaient que la Société ne pourrait exister longtemps, et dans ce tempslà, M. J. B Masse rencontra un ami d’origine étrangère qui, pour l’engager à se retirer de l’Association, lui disait, entr’autres aménités, que toutes les Sociétés que les Canadiens essayeraient de former ne pourraient jamais tenir ; à quoi notre ami lui répondit de suite :

Que toute affaire qui demandait du cœur réussirait au moins aussi bien chez les Canadiens que chez d’autres, car ils avaient le cœur aussi bien placé que qui que ce fût. On aurait dit que l’événement voulût donner raison à M. Masse, car lesmembres qui avaient résioné

LE nn mot ant

fure ' de

nouv Ce la pr ciatic Pier Il n° A parie rue séanc Dans ses argen d’Ep:

don q comn à la E a bieï vemb Qu die de huit l'écol afin « ciété,

s l'Assocorps de recevoir position eut une 1a cepensure qui s 30 à 36 sés donque cette hors, soit ieurs peré ne poure tempsà un ami l'engager ui disait, es les So- >raient de tenir ; à e suite :

du cœur chez les , car ils lacé que ue l’évé- M. Mast résigné

furent bientôt remplacés, puisqu’au moïe de Mars 1852, les membres étaient de nouveau au nombre de 60.

Ce fut le 19 Mars 1852 que fut chantée la première Grand’Messe pour l’Association St. Joseph dans l'Eglise St.

Pierre, desservie par les RR. PP. Oblats.

Il n’y eut pas de procession.

Au premier Mai 1852, on loua un appartement dans la maison de M. Orléans, rue Ste. Catherine, où la Société tint ses séances jusqu’à l’incendie du 8 Juillet.

Dans cet incendie, l’Association perdit ses archives; mais elle conserva son argent qui était déposé à la Banque d'Epargne par M. le Chanoine Plamondon que la Société avait prié, dès le commencement, d’être son dépositaire à la banque, service que M. Pilamondon a bien voulu rendre jusqu’au 26 Novembre 1856.

Quelques jours après le grand incendie de 1852, vers la fin du même mois, huit membres se réunirent et louèrent école des Sœurs, rue Ste, Catherine, afin d’y tenir les assemblées de la Société. Alors, un certain nombre de nou-

veaux membres venant grossir les rangs

de l’Association, on fit de nouveaux Rè-

glements, qui furent adoptés à l’unanimité le 10 Décembre suivant. C’est de là que date le nom : Union Sr. Josepx DE MONTRÉAL.

L’incendie ayant détruit le quartier où demeuraient le plus grand nombr:

des associés, il arriva plusieurs fois, dans l’été de: 1852, que, pour avoir un quorum afin de siéger et régler les affai.

res, on était obligé d’aller chercher quelques membres à leur demeure. |

Jusqu’au ler Octobre 1852, les nouveaux membres ne payaient pas d’entrée; du ler Octobre 1852 au 1er Janvier 1854, le prix d’entrée fut de $1 ; du ler Janvier au ler Mars, $1.50, du ler Mars au ler Mai, $2 ; puis enfin, depuis le 1er Mai 1854, il a été de #4 jusqu’au ler Mai 1858, où il s’éleva à $5.

Avant le 20 Janvier 1853, il ne s'était

pas encore fait de prière avant ou après les séances ; ce ne fut que ce jour-là qu’on commença à réciter les prières qui

se trouvent dans le livre : Constitution

el Règlements de l'Union St. Joseph, imprimé en 1858, et qui ont continué de se

LEA A 0e AR SE RERRRRERs

argent s’éleva sea P tendre faisaie rence, avait p pas. C priant qu’il a Sociéi:

Page 1