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faire jusqu’au 2 Janvier 1865 : époque où on substitua à celle qui se faisait avant chaque séance, le Veni Sancte, suivi d’un Ave Maria, le tout en français.
Comme les fonds de la Suciété étaient déposés à la Ranque d'Epargne et que,.
dans les rapports qui se faisaient, cet argent ne paraissait qu’en chiffres, il s’éleva bientôt une rumeur qui se propagea promptement, et qui donnait à entendre que les Officiers de la Société
faisaient des rapports riches en appa-
rence, mais que probablement il n’y avait pas d'Agen puisqu'on n’en voyait pas. Ceux-ci firent cesser ces bruits, en priant M. Plamondon de retirer l’argent qu’il avait mis en dépôt au nom de la Société.et qui se montait à la somme de $107.39. On compta l'argent dans la séance du 27 Janvier 1853 : tout le monde fut.content,.et l’argent fut reporté en dépôt.
La fête patronale :approchait, la Société comptait 100 membres. Tout le monde désirait célébrer la St. Joseph avec le plus de solennité nossible, et on
résolut que la Société ferait son apparition première, en ordre de procession, dans les rues de Montréal, le jour de la St. Joseph. Pour cela, chaque membre devait être décoré d’un insigne : cet insigne était un ruban blanc attaché au côté gauche et sur lequel se voyaient trois feuilles d’érable liées par le pied, un castor, puis les lettres U. S. J. Mais il fallait de plus une bannière, et c’est de tout cœur que chaque membre contribua de sa bourse à la confection de cette bannière qui est en‘ore celle de l'Association et sur laquelle est repré:
senté St. Joseph: on y lit ces mots qui montrent à tous les yeux le but de la Société: Nous protégeons l’infortune :
Si vous aimez vos frères, soyez des nôtres. La fête fut pleine d’enthousiasme, mais il n’y avait pas encore de musique. ;
Jusqu'en Mai 1853, on ne donnait pas de cartes d’admission aux nouveaux membres, ce ne fut qu’à la séance du 12 de ce mois qu’il fut résolu de faire imprimer des cartes pour cet objet.
Par sa sortie en corps à sa fête, l’Union St. Joseph s’était fait connaître du
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public canadien ; aussi reçut-elle invitation de se joindre à la grande fête nationale des Canadiens, la St. Jean- Baptiste. Elle s’en fit un honneur cette année-là comme toujours depuis, et dès lors une amende était de rigueur pour les membres qui n’y auraient pas assisté. En 1861, la Société St. Jean-Baptiste ayant résolu de venir se former en procession devant la bâtisse St. Joseph pour faire honneur à l’Association, celle-ci, pour répondre à cette courtoisie, fit dresser devant sa porte une arche de verdure qui servit de point de départ à la procession. :
Le 30 Juin 1855, la Société comptait 124 membres.
En Octobre 1853, on loua chez M.
Ward, rue St. Constant, un appartement où l’Association tint ses séances jusqu’au ler Mai 1854, époque où elle se transporta chez M. Richelieu, rue des Allemands ; elle y demeura jusqu’au ler Avril 1857. Durant ce mois d'Avril, elle tint ses séances à la maison St.
Vincent de Paul, rue Visitation ; et enfin au ler Mai, elle prit possession de la
bâtisse de l’Union St. Joseph, qu’elle avait fait construire au coin des rues Ste. Catherine et Ste. Elizabeth.
Le 10 Novembre 1853, on adopta la résolution d’acheter 25 madriers et autant de planches pour la confection d’une tribune pour le Président et de bancs pour les membres ; :et cette tribune et ces bancs furent aussitôt faits par plusieurs ouvriers sociétaires qui ne vourlurent recevoir d’autre rémunération de leur travail que la reconnaissance de leurs confrères.
Le 24 Novembre 1853 commencèrent des difficultés qui, malheureusement, ne durèrent que trop longtemps. La Société ayant pris de l’extension, et des bruits s’étant répandus sur les procédés de l’Association, les autorités ecclésiastiques déclarèrent que, comme la Société voulait avoir une Grand’Messe et que ce fait-accompli par l'Eglise était une espèce d’approbation donnée à l’Associa-
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