INTRODUCTION. XIII
Enfin, me voilà dans mon lit. Le roi s'approche et demeure à mon chevet. Pensez-vous bien ce que je fais là. Je suis couchée, mais j'aurois besoin de plusieurs choses, car je ne suis pas un corps glorieux... Je n'ai pas là une femme... Le Roi est le maître partout; il fait tout ce qu'il veut; il n'imagine pas que l'on soit autrement que lui'... »
Quand elle est seule avec ses amies de Saint- Cyr, elle va jusqu'à dire que ce roi, non glorieux non plus, sent mauvais. 11 y a d'autres exigences au sujet desquelles, à soixante-dix ans, — lui soixante-sept, — elle consulte encore son directeur-. Ah! combien de larmes elle a cachées « sous cette grande coifTe noire où elle est enveloppée comme en un nuage ^ »
Voici ce qu'elle dit à son élève, sa chère préférée, madame de Glapion : « Ne voyez-vous pas que je meurs de tristesse dans une fortune qu'on auroit peine à imaginer et qu'il n'y a que le secours de Dieu qui m'empêche d'y succomber? J'ai été jeune et jolie, j'ai goûté les plaisirs; j'ai
4. Entretien particulier d'une confiance intime de Madame de Maintenon avec Madame de Glapion, dans GetTroy, t. 11, p. 43-32.
2. Voir Correspondance générale, 1705, t. V, et Taphanel, La Beaumelle et Saint-Cyr, Pion, IS'JS, in-8°, p. '219.
3. Mol de ral)hé de V.ilincoiirt, cité ]iar Geirroy, t. 11, p. 38.