XIV INTRODUCTION
été aimée partout. Dans un âge un peu plus avancé, j'ai passé des années dans le commerce de l'esprit; je suis venue à la faveur et je vous proteste, ma chère fille, que tous ces états laissent un vide affreux, une inquiétude, une lassitude, une envie de connoître autre chose, parce qu'en tout cela rien ne satisfait entièrement. On n'est en repos que lorsqu'on s'est donné à Dieu. » *
Voilà le triste crayon de cette vie enviée, les traits qu'elle fixe elle-même pour l'avenir. A la fin, que trouve-t-on? L'élan mystique vers Dieu, si fréquent en ce siècle de grandes fautes et de grandes repentances, le besoin de repos pour l'âme, la nostalgie du cloître.
Et, en effet, au fur et à mesure que cette existence se déroule, elle s'attache à une œuvre qui, un jour, l'absorbera toute. La fin et le couronnement de cette fortune, la plus étonnante qu'une femme ait pu rêver, c'est une fondation pieuse, c'est un couvent, c'est Saint-Gyr.
Madame de Maintenon aimait les enfants. Elle les aimait comme il faut les aimer, pour les