INTRODUCTION. XXXI.V
faiitpenserdo lui. La «complicité », trop démontrée maintenant, de la sœur de Louvigny lui fournit les matériaux d'une histoire qui devint tout autre chose qu'une apologie et qui ne fut pas plus une œuvre d'édification qu'une œuvre de vérité.
On trouvera, dans le livre de M. ïaphanel, tous les détails de cette étrange aventure, et la surprise et le désespoir de Saint-Gyr, de la « cabale » de la sœur de Louvigny, au fur et à mesure que les volumes du livre de La Beaumelle leur furent communiqués. Madame de Louvigny écrit bientôt ce mot : « J'en suis consternée ». Elle trouve son ami intem[»érant, licencieux, « républicain », « huguenotcomme Lucifer » ; « Voltaire, écrit-elle encore, en diroil à peine autant ». Un moment elle veut rompre... « Adieu, monsieur, lui écritelle, je vous ay souhaité du bonheur; j'ay fait plus; je me suis donné bien de la peine pour contribuer au vôtre, pour vous faciliter une grande réputation, des protections puissantes; tous mes projets ont échoué, malgré l'étendue d'un beau génie qui auroitpu prétendre à tout, s'il avoit été accompagné de prudence et d'un jugement plus mùr... Ce sera là ma dernière lettre*. »