AVERTISSEMENT
Le manuscril qui a servi à la présente publication est divisé en trois cahiers formant ensemble 879 pages. Le papier en est grossier, l'écriture petite et serrée : ce n'est pas l'écriture de mademoiselle d'Aumale. Ce n'est pas non plus une écriture de copiste. C'est probablement celle du neveu de mademoiselle d'Aumale.
Dans ce manuscrit, quand il était aux mains de M. Monmerqué, il y avait trois lacunes. A l'endroit d'une de ces lacunes on rencontrait cette mention : « doit être entre les mains de l'abbé Garrigues. »
Ces lacunes sont aujourd'hui comblées, moins sept pages (de 694 à 701), par les fragments détachés de la rédaction que nous avons trouvée à Abbeville entre les mains des représentants de la famille d'Aumale; grâce à leur obligeance, nous avons pu reconstituer l'œuvre, ou peu s'en faut, dans son intégralité.
Dans les premiers cahiers, on rencontre souvent des passages bâtonnés, comme si l'on s'était proposé un travail de suppression. Il y a aussi d'assez fréquentes ratures